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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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HUYGENS

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se rendit, lannée suivante, en Angleterre. Il y démontra sonprocédé pour le travail des grands objectifs. A cette époque,ses télescopes étaient les meilleurs que lon possédât, bien queleur longueur nexcédât pas huit mètres.

La machine pneumatique était alors, en physique, la nouvelleinvention dont les Anglais soccupaient le plus. Huygens, deretour en Hollande, se livra à des expériences variées pour per-fectionner cette machine.

Pendant la même année, il découvrit les lois du choc descorps élastiques. Ces lois furent découvertes en même temps,en Angleterre, par deux savants illustres, Wallis et Wren.

Cétait Descartes qui, dans les temps modernes, avait faitles premiers efforts pour déterminer les lois qui président à lacommunication du mouvement. Ses efforts navaient pas étéheureux ; mais cétait déjà beaucoup que davoir, pour la pre-mière fois, abordé et discuté cette importante question. LeP. Fabri, qui, après Descartes , sétait proposé de la résoudre,dans son traité De motu, navait guère fait, dit Montucla , quesubstituer des erreurs à des erreurs. Borelli, dans son livreDe u percnssionis, approcha davantage de la vérité. Il parvintà formuler quelques lois partielles; mais il se trompa sur toutle reste, parce que les notions quil avait du mouvement étaientincomplètes ou inexactes. On en était relativement aux loisdu choc des corps, lorsque la Société royale de Londres invitaceux de ses membres qui sétaient spécialement occupés demécanique à vouloir bien lexaminer.

« Trois illustres géomètres, Wallis, Wren et Huygens, dit Montucla ,sen occupèrent avec succès et participèrent à l'honneur de la même dé-couverte. Wallis communiqua le premier son mémoire, ensuite Wren, etpeu de temps après arriva celui dHuygens. Huygens était alors sur lecontinent, et on lui doit la justice de remarquer quil navait pu avoirconnaissance de ceux des deux géomètres anglais . On reconnaît mêmequil neût tenu qu'à lui de prévenir ses deux concurrents, et quils nepartagèrent avec lui l'honneur de cette découverte qu'à cause de sa len-teur à la dévoiler ; car on convient quil en était en possession dès letemps de son second voyage à Londres (1). »

Le mémoire dHuygens nest pas moins élégant que celui deWren, et dans chacun de ces travaux les lois du choc sont

(1) Histoire des mathématiques , partie IV e , liv. VII e .