Buch 
4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
Seite
332
JPEG-Download
 
  

‘332

SAVANTS 1)U DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

exposées absolument de la même manière. Les corps élastiques,qu'Huygens nomme corps durs, sont les seuls que les deuxauteurs aient considérés.

En 1GG3, Huygens vint de nouveau à Paris , d’où il partit,avec son père, pour l’Angleterre. A Londres , il fut inscrit aunombre des membre de la Société royale. Il y fit un séjour dequelques mois, et revint ensuite en France .

A cette époque, Colbert était en grande faveur auprès deLouis XIV , qui approuvait les vues de son ministre concer-nant les encouragements à donner aux sciences et aux arts.Le roi cherchait, dans ce but, à attirer en France les savantsles plus illustres de l’Europe. En 1065, Colbert écrivit à Huy-gens, au nom de Louis XIV ; il l’engageait à venir se fixer enFrance , lui offrant un traitement annuel considérable, et unlogement à la Bibliothèque du Louvre.

Huygens accepta cette invitation. Il se rendit à Paris , où ildemeura toujours logé à la Bibliothèque royale, depuis 1GGGjusqu’en 1 GSI. C’est dans cette période qu’il fit, en mathéma-tiques, un grand nombre de très-belles découvertes, et qu’ilécrivit diverses parties de ses œuvres (1).

Plusieurs biographes ont dit que Huygens présenta, pour lapremière fois, en 1G57, aux Ëtats généraux de Hollande, sonhorloge à pendule. Mais nous croyons ce fait inexact, car iln’est point rapporté dans l'histoire de la vie de Huygens , placéaen tête du premier volume de ses œuvres latines. Savérien dità ce propos :

« On prétend que notre philosophe avait présenté, en 1657, aux Etatsgénéraux, une horloge ainsi réglée; mais ce ne pouvait être qu’un essai;car il n’avait point encore fait ses recherches sur la théorie des oscilla-tions du pendule, et ce ne fut qu’à Paris qu’il entreprit ce travail. »

Ce n’est qu’après s’être installé à la Bibliothèque du Louvre,que Huygens songea à perfectionner ses précédentes inven-tions, et qu’il publia ses belles recherches mathématiques sur lacycloïde, sur la théorie des développées , les centres d'oscillationet autres problèmes de mécanique.

(1) « Durante hoc tempore pulcherrima subtilissimaque multa in mathematicisdetexit, variaque ex iis operibus conscripsit. » (Hugenii vita.)