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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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tions nutritives, ou assimilatrices. Cependant il ignorait le mé-canisme delà grande circulation du sang, découverte depuis undemi-siècle, et il ne paraissait pas soupçonner la révolutionque Vésale avait déjà introduite dans l'anatomie.

Toutes les découvertes de détail dont il vient dêtre questionsont mentionnées dans louvrage in-folio qui fut publié par sonfils, Mercure Van Helmont, sous ce titre : Ortus medicinæ,id est initia physica inaudita,progressas medicinæ notais inmorborurn nltionem , etc.

Mais cest surtout comme médecin que Van Helmont a laissédans lhistoire des sciences un souvenir impérissable. Cestsous cet aspect quil est aujourdhui principalement admiré,daprès les travaux publiés dans ces derniers temps. LAca­ démie royale de Belgique avait mis au concours, en 1805,XK Inde des travaux de Van Helmont considéré comme mé-decin. Elle a couronné, en 1807, un mémoire au doc-teur W. Rommelaere, de Bruxelles , et signalé avec élogeun autre travail de M. le docteur Mandon, professeur à lÉcolesecondaire de médecine de Limoges . Cest dans ces deuxmonographies qu'il faut étudier Van Helmont , si Ton veut ap-précier la révolution profonde quil opéra dans la pratique etdans la philosophie de l'art de guérir. Nous sortirions du cadrede cet ouvrage si nous voulions suivre les deux savants écri-vains dans les longs développements qui leur ont permis deplacer Van Helmont au premier rang des médecins qui aientparu depuis Galien .

Les deux panégyristes de Van Helmont ont exagéré la valeuret surtout linfluence de ce médecin célèbre. On peut direpeut-être, pour porter un jugement tout à fait équitable, queVan Helmont vint arracher la médecine aux idées vagues etabstraites qui présidaient, depuis trop longtemps, au traite-ment des maladies ; quen adoptant les remèdes chimiquesde Paracelse , il enrichit la pratique médicale dagents nou-veaux dune efficacité certaine;et quen restaurant l'an-tique doctrine dTIippocrate, oubliée ou travestie de son temps,il plaça l'art de guérir dans la voie de la vérité et du bonsens, dont elle avait totalement perdu la tradition depuisGalien .

Nous croyons, par ce jugement sommaire sur Van Helmont