VAX HELMOXT
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tions nutritives, ou assimilatrices. Cependant il ignorait le mé-canisme delà grande circulation du sang, découverte depuis undemi-siècle, et il ne paraissait pas soupçonner la révolutionque Vésale avait déjà introduite dans l'anatomie.
Toutes les découvertes de détail dont il vient d’être questionsont mentionnées dans l’ouvrage in-folio qui fut publié par sonfils, Mercure Van Helmont, sous ce titre : Ortus medicinæ,id est initia physica inaudita, ‘progressas medicinæ notais inmorborurn nltionem , etc.
Mais c’est surtout comme médecin que Van Helmont a laissédans l’histoire des sciences un souvenir impérissable. C’estsous cet aspect qu’il est aujourd’hui principalement admiré,d’après les travaux publiés dans ces derniers temps. L’Aca démie royale de Belgique avait mis au concours, en 1805,XK Inde des travaux de Van Helmont considéré comme mé-decin. Elle a couronné, en 1807, un mémoire dù au doc-teur W. Rommelaere, de Bruxelles , et signalé avec élogeun autre travail de M. le docteur Mandon, professeur à l’Écolesecondaire de médecine de Limoges . C’est dans ces deuxmonographies qu'il faut étudier Van Helmont , si Ton veut ap-précier la révolution profonde qu’il opéra dans la pratique etdans la philosophie de l'art de guérir. Nous sortirions du cadrede cet ouvrage si nous voulions suivre les deux savants écri-vains dans les longs développements qui leur ont permis deplacer Van Helmont au premier rang des médecins qui aientparu depuis Galien .
Les deux panégyristes de Van Helmont ont exagéré la valeuret surtout l’influence de ce médecin célèbre. On peut direpeut-être, pour porter un jugement tout à fait équitable, queVan Helmont vint arracher la médecine aux idées vagues etabstraites qui présidaient, depuis trop longtemps, au traite-ment des maladies ; — qu’en adoptant les remèdes chimiquesde Paracelse , il enrichit la pratique médicale d’agents nou-veaux d’une efficacité certaine; —et qu’en restaurant l'an-tique doctrine d’TIippocrate, oubliée ou travestie de son temps,il plaça l'art de guérir dans la voie de la vérité et du bonsens, dont elle avait totalement perdu la tradition depuisGalien .