402
SAVANTS PU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
trouvent.des montagnes de silice, d'où découlent les premières richessesdes mines. Au-dessous de ces roches se présente le sahle blanc et del'eau chaud»'. Lorsqu’une partie de ce sahle et de cette eau est enlevée,on voit le vide aussitôt se combler. Ce salde non mélangé est une espècede crible à travers lequel les eaux filtrent, alin qu’une communicationréciproque continue à exister entre elles, depuis la surface jusqu'aucentre île la terre (1). La masse d’eau accumulée dans les entrailles dela terre est peut-être mille fois plus considérable que les eaux de toutesles mors et de tous les fleuves ensemble, qui se trouvent à la surface duglobe (2). »
Pour constater que l’eau renfermée dans une tige creuse deverre, terminée par une boule, monte ou descend, suivant latentpératurc du milieu ambiant (juxt'a temperamentumambianlis)Van Helmont inventa un véritable thermomètre (3).
On trouve dans Van ITelinont une foule d’idées et d’observa-tions pleines d’intérêt, relatives à la chimie physiologique. Udécouvrit, en opérant sur l’estomac des oiseaux, l’acidité dusuc gastrique.
« Il n’ignorait pas, dit le docteur Michéa, la remarquable propriété dece liquide animal, si bien démontrée par une foule d’habiles vivisecteurs,celle de dissoudre les corps les plus variés et les plus réfractaires à ladésagrégation de leurs molécules; car il parle de certains oiseaux dontl’estcmac vient à bout de digérer des fragments de verre. II soupçon-nait l’r.àstcnce d’un élément essentiel que le foie est chargé d’extrairedu fluide sanguin, la béliverdine, qu'il appelle bile pour la distinguer del'ensemble des autres-éléments de la sécrétion biliaire, auquel il donne
le nom de fiel .Van Helmont avait examiné le fluide sanguin chez plus
île deux cents villageois qui s’étaient soumis à des saignées dites denréraution (4). »
Il regarde la bile comme un alcali ; il suppose que cet alcalirencontre, dans le duodénum (première partie du canal intes-tinal) l’acide de l’estomac, se combine avec lui et donne nais-sance à un sel neutre. C’est ce qu’il nomme la seconde diges-tion. Les veines mésentériques (5), sont les agents de la troi-sième digestion.
Van Helmont s’était livré à une étude fort savante des fonc-
(1) « A superficie terræ in centrura usque. a
(2) Ortus vieil., p. 33 et 3f.
(3) Ortus vieil., p. 39.
(4) Gazette médicale, 1843.
(5) Le mésentère, est un repli d’une membrane séreuse, par lequel l’intestingrêle est retenu.