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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS PU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

trouvent.des montagnes de silice, d' découlent les premières richessesdes mines. Au-dessous de ces roches se présente le sahle blanc et del'eau chaud»'. Lorsquune partie de ce sahle et de cette eau est enlevée,on voit le vide aussitôt se combler. Ce salde non mélangé est une espècede crible à travers lequel les eaux filtrent, alin quune communicationréciproque continue à exister entre elles, depuis la surface jusqu'aucentre île la terre (1). La masse deau accumulée dans les entrailles dela terre est peut-être mille fois plus considérable que les eaux de toutesles mors et de tous les fleuves ensemble, qui se trouvent à la surface duglobe (2). »

Pour constater que leau renfermée dans une tige creuse deverre, terminée par une boule, monte ou descend, suivant latentpératurc du milieu ambiant (juxt'a temperamentumambianlis)Van Helmont inventa un véritable thermomètre (3).

On trouve dans Van ITelinont une foule didées et dobserva-tions pleines dintérêt, relatives à la chimie physiologique. Udécouvrit, en opérant sur lestomac des oiseaux, lacidité dusuc gastrique.

« Il nignorait pas, dit le docteur Michéa, la remarquable propriété dece liquide animal, si bien démontrée par une foule dhabiles vivisecteurs,celle de dissoudre les corps les plus variés et les plus réfractaires à ladésagrégation de leurs molécules; car il parle de certains oiseaux dontlestcmac vient à bout de digérer des fragments de verre. II soupçon-nait lr.àstcnce dun élément essentiel que le foie est chargé dextrairedu fluide sanguin, la béliverdine, qu'il appelle bile pour la distinguer del'ensemble des autres-éléments de la sécrétion biliaire, auquel il donne

le nom de fiel .Van Helmont avait examiné le fluide sanguin chez plus

île deux cents villageois qui sétaient soumis à des saignées dites denréraution (4). »

Il regarde la bile comme un alcali ; il suppose que cet alcalirencontre, dans le duodénum (première partie du canal intes-tinal) lacide de lestomac, se combine avec lui et donne nais-sance à un sel neutre. Cest ce quil nomme la seconde diges-tion. Les veines mésentériques (5), sont les agents de la troi-sième digestion.

Van Helmont sétait livré à une étude fort savante des fonc-

(1) « A superficie terræ in centrura usque. a

(2) Ortus vieil., p. 33 et 3f.

(3) Ortus vieil., p. 39.

(4) Gazette médicale, 1843.

(5) Le mésentère, est un repli dune membrane séreuse, par lequel lintestingrêle est retenu.