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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DIT DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

de la famille ; car, avec sa haute condition sociale, sil eût étél'aîné, « les obligations attachées à la qualité dhéritier leus-sent forcé détablir lhonneur de sa maison sur le sacrifice deses goûts personnels. >

Le célèbre Denis Papin , exilé pour cause de religion, sétaitrendu en Angleterre, vers la fin de 1675, après avoir publié,sous le titre de IVoureties expériences sur Je mule, un écrit danslequel il donnait la description de quelques perfectionnementsqu'il avait ajoutés à la machine pneumatique. Il se présenta àRobert Boyle , qui lui fit un parfait accueil, et le prit commecollaborateur. Ils travaillèrent ensemble pendant trois ou quatreans. Boyle, plus âgé que Papin, le dirigea dans des expériencesnouvelles que ce dernier voulait faire connaître en Angle-terre. Boyle nous assure lui-même que Papin était très-habile dans la construction et dans la manœuvre des appareilsde physique. « Plusieurs des instruments dont nous faisionsusage, dit Boyle , entre autres la machine pneumatique et lefusil à vent, étaient de linvention de Papin, et il les avaitconstruits lui-même. »

Boyle fit admettre Papin dans la Société qliitosophique, en

1680 .

Lorsque Charles II remonta sur le trône de son père, laSociété -phitosophique fut transférée à Londres ., Boyle allase loger chez la comtesse de Ramlagh, sa sœur, dont il étaittendrement aimé, et qui, en le débarrassant du soin dadmi-nistrer ses biens et Je diriger sa maison, lui procura la plusentière liberté. Il avait alors, dans toute l'Europe, cetteréputation brillante que donne la richesse jointe à un mériteéminent. Le roi Charles II protégea la Société phitosophique,et, comme nous lavons dit, il lautorisa, par lettres pa-tentes, à siéger sous le titre de Société royale des sciences deLondres .

Lorsque la Société philosophique eut été transférée à Londres et qu on eut vu Boyle se loger chez sa sœur et se disposer àvivre dans le célibat, on crut un moment le décider à embras-ser létat ecclésiastique. Le comte Clarendon lui faisait envi-sager les plus hautes destinées dans les dignités de l'Église.Mais Boyle, dont l'âme était profondément religieuse, trouva,dit Savérien, dans les espérances dambition que lon faisait