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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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ROBERT BOYLE

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vue scientifique sur le mouvement général des esprits au dix-septième siècle, on peut dire que YInstanratio magna fut pourquelque chose dans le système détudes qui fut tracé et suivipar Robert Boyle et ses collaborateurs.

« Boyle, dit G. Cuvier, rejeta la philosophie d'Aristote , et ne voulutpas même lire les livres l'on explique tout par des hypothèses bi-zarres; il s'en tint rigoureusement aux préceptes de Bacon , c'est-à-direà lexpérience pure et simple, et à la généralisation des résultats ob-tenus (1). »

Les troubles qui se renouvelaient trop souvent en Angle-terre, à cette époque agitée de son histoire, obligèrent plusdune fois Boyle à se déplacer; et comme il ne pouvait trans-porter avec lui ses ustensiles et les instruments de son labora-toire, ses expériences se trouvaient nécessairement interrom-pues. Heureusement il avait toujours sur le métier quelqueouvrage de littérature ou de philosophie, dont il pouvait s'oc-cuper en tout temps et en tout lieu ; son esprit ne demeuraitdonc jamais oisif. Par exemple, lorsque, dans un momentdextrême agitation politique, après la bataille de AVorcester,il se retira dans ses terres dIrlande , et y passa près de troisans, il y continua son Essai sur VEcriture sainte , ouvragecommencé vers 1653.

La tranquillité étant rétablie dans les trois royaumes, sousle protectorat de Cromwell , Boyle alla sinstaller à Oxford avec AA'ilkins, 'Wallis, Goddard, AAillis, Bathurst, AVard,Patty et Hook, membres de la Société 'philosophique. Ils te-naient alors leurs séances dans la maison dun apothicaire,nommé Cross.

Boyle, qui voulait soumettre ls nature entière à ses procé-dés dinvestigation, nétait arrêté par la considération dau-cune dépense pour atteindre le but quil sétait proposé. Il fitbâtir à Oxford un observatoire, et appela des ouvriers, pourconstruire, sous ses yeux, les instruments dont il avait besoin.Une naissance commune leût privé, disait-il, des avantages-deInfortune, sans lesquels il neùt jamais pu suivre ses instinctsscientifiques. Il se félicitait, dautre part, de nètre pas laîné

(l) Histoire des tciences naturelles , t. II, p. 34