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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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KOBKHT BOYLE

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par lévidente vérité des essais précédents. Car ceux, sans doute, de quiles esprits étaient préoccupés de'cette opinion que l'air est léger, eussentbondi à lencontre. Comment, eussent-ils dit, ne tire-t-on le froid duchaud, le blanc du noir, la clarté des ténèbres, puisque de lair, choselégère, on tire tant de pesanteur (1)1 »

Boyle avait-il lu cet Essai, de Jean Rey , ou tout au moinsavait-il entendu parler des expériences du docteur périgour-din? Cela nest pas probable. Quoi qu'il en soit, Boyleavait été précédé dans sa découverte des propriétés chi-miques de lair par lapothicaire de Bergerac et par le mé-decin du Périgord .

Grâce à divers procédés chimiques dont nous ne pouvonsdonner ici la description, Boyle parvint à décomposer leau, età recueillir le gaz hydrogène qui résultait de cette décomposi-tion. Bien entendu quil méconnut le gaz hydrogène : il le con-sidéra comme une espèce dair, peu différent de lair ordinaire

Ses nombreuses expériences sur lévaporation et lébullitionde diverses liqueurs dans le vide, sur la pression de latmos-phère, sur lélévation des liquides dans un siphon, sur la ca-pillarité, sur la hauteur de latmosphère, sur la congélation deleau, sur la construction dun baromètre portatif, etc., contri-buèrent considérablement aux progrès de la physique.

Lorsque, en 1666, Boyle publia ses Paradoxes hydrostati-ques , on connaissait déjà, en France , par la grande expériencede Pascal et Perier sur le Puy-de-Dôme , et en Italie , parlexpérience de Torricelli , la cause de lélévation de leau dansles corps de pompe. Mais cette explication ne devait pas êtreregardée, en Angleterre, comme bien convaincante, puisqueBoyle la range parmi ses paradoxes hydrostatiques. Ce quiest certain, cest que ce fut à sa sollicitation que la Sociétéroyale chargea une commission, composée do plusieurs de sesmembres, daller répéter sur le pic de Ténériffe , dans lune desîles Canaries , la célèbre expérience de Pascal.

On trouve, à ce sujet, une anecdote plaisante, dans leil lenayiana (2).

Comme les îles Canaries étaient sous la domination de lEs-

(1) Essais de Jean Rey, avec notes de Gobet, p. 6(i.

(2) Tome II, p. 315.