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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

vait tirer de cette expérience, cest que, si lair atmosphé-rique n'existait pas, toutes les eaux qui sont à la surface de laterre seraient continuellement en ébullition, sans que leur tem-pérature fut pour cela plus élevée.

Borde parvint à comprimer lair au point de le réduire àoccuper un espace vingt fois moindre, puis à le dilater au pointde lui faire occuper un espace 13,709 fois plus grand que celuiquil présente sous la pression ordinaire (1).

Boyle reprit toutes les expériences dOtto de Guerike, et,à laide de sa machine perfectionnée, il leur donna plus dedéveloppement. Il constata linfluence de lair sur la pro-pagation du son, sur le mouvement du pendule, sur lélé-vation des vapeurs et sur toute la nature animée. Des bullesdair quil avait retirées dun vase plein deau, placé dans lerécipient oit il faisait le vide, lui firent présumer que lair joueaussi un rôle important dans la formation et le développementdes multitudes infinies dêtres animés qui vivent au sein deseaux.

En 1630, un médecin français , nommé Jean Rey, en Pé­ rigord , avait découvert, avant Boyle, que certains corps, enbrûlant, absorbent une certaine quantité dair. D'autre part,un apothicaire de Bergerac , nommé Brun, après avoir par-faitement constaté que létain augmente de poids, quand onle chauffe à l'air, demanda à Jean Rey la cause de ce phé-nomène. Celui-ci, après avoir répété et reconnu commetrès-exacte lexpérience de Brun, déclara que cette augmen-tation de poids ne pouvait avoir pour cause qu'une absorptionde l'air.

« Je réponds et soutiens glorieusement, écrit Jean Hey , que ce sur-croît de poids vient de lair qui, dans le vase, a été épaissi, appesanti etrendu adhésif par la véhémente, et longuement continuée, chaleur dufourneau; lequel air (à ce aidant l'adgitation fréquente) se méloavec la chaux joxyde d'étain) et sattache à ses plus menues parties ; nonautrement que l'eau appesantit le sable que vous jetez et agitez dansicelle, pour lamoitir et adhérer au moindre de ses grains. J'estime quil ya beaucoup de personnes qui se fussent effarouchées au seul récit decette réponse, si je ne l'eusse donnée dès le commencement, qui la re-cevront ores volontiers, étant comme apprivoisées et rendues traitables

(l) \juv:lle$ er t er e c s ihysico-nvcan'ques» Oxford, 1660.