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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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ROBERT BOYLE

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aucune difficulté de montrer à tout le monde les propriétés duphore, qui reçut alors le nom de phosphore de Kunckel. En1679, il communiqua le procédé de sa préparation au chimisteHomberg, en retour dun autre secret.

On sait que Homberg était le chimiste que le régent avaitmis à la tête du laboratoire quil possédait à Paris . Cétait unsavant dune haute portée, et qui avait donné dans sa carrièrede nombreux témoignages de son habileté et de son dévoue-ment aux sciences. Lorsque Kunckel le vit à Berlin , ilnétait pas encore entré dans la maison du régent, mais saréputation scientifique était déjà à son apogée. Il parcourait lesdivers états de lEurope , exerçant la médecine, et se perfection-nant dans diverses sciences, qu'il cultivait avec un succès égal.

Homberg était dans Elle de Java. Colbert lavait attiré àParis ; mais, oublié après la mort de ce ministre, il était tombédans une véritable détresse, dont il sortit d'une manière assezpiquante. Il travaillait avec un autre chimiste, dans le labota-toire dun certain abbé de Chalucet, qui fut plus tard évêquede Toulon , et qui ne dissimulait point ses prédilections pourlalchimie. Son compagnon de travail, passionné pour la mêmescience voulut convaincre lincrédulité de Homberg, et pourcela, il lui fit présent, comme raison tout à fait démonstrative,dun lingot dor, quil assurait avoir fabriqué. « Jamais, disaitHomberg, on ne sest joué de moi dune façon plus civile niplus opportune. » Il conserva son incrédulité et vendit son lin-got. Il en retira quatre cents livres, qui lui permirent de serendre à Rome , d il recommença ses voyages.

Homberg reçut de Kunckel le secret de la préparation duphosphore, par un de ces échanges qui étaient alors fort enusage entre savants. Il avait longtemps travaillé avec Otto de Guericke , l'inventeur de la machine pneumatique et de la ma-chine électrique. Le bourgmestre de Magdebourg avait, construitun autre instrument, qui ne nous apparaît plus que comme unebizarre curiosité historique, mais qui était alors fort admiré.Cétait un tube rempli dair, au milieu duquel se tenait, an équi-libre, une petite figure dhomme, extrêmement légère, puis-quelle restait suspendue dans lair, en vertu de son poids spéci-fique. Cet instrument, qui portait le nom de petit hommeprophète, tenait lieu du baromètre, non encore inventé. Exécu-

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