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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS I)U DIX-SEPTIEME SIECLE

Verchant. Lémery entra chez lui comme élève. Verehant étaitun homme instruit et dun commerce agréable. Lémery passachez lui plusieurs années, et puisa dans ses leçons, une scienceréelle.

Comment habiter Montpellier , au dix-septième siècle, sanséprouver le désir détudier la médecine? Lémery ny résistapoint; il fit de bonnes études médicales, et peut-être aurait-ilpris le bonnet de docteur, dans cette ville savante, sil nen eûtété empêché parle défaut de temps et dargent.

Forcé de reprendre, pour vivre, lexercice de la pharmacie,il quitta Montpellier , et consacra quelques années encore à par-courir, comme simple élève apothicaire, diverses autres villesde la France .

Après ces longues et utiles pérégrinations, Nicolas Lémery revint à Paris . Un véritable souffle scientifique y régnait alors.LAcadémie des sciences nétait pas encore instituée et régle-mentée par Louis XIV , mais il y avait dans la capitale un cer-tain nombre de centres de réunions scientifiques, qui étaientcomme le prélude de la future Académie royale. Les jeunes sa-vants, français et étrangers, venaient y produire leurs talentsou leurs idées. Nicolas Lémery fut admis dans la petite assem-blée qui se tenait régulièrement chez llourdelot, médecin duprince de Condé, et dans le palais même de ce prince.

Nicolas Lémery trouva, chez le prince de Condé, quelquessavants très-distingués, entre autres le botaniste Tournefort,l'anatomiste Du Verney , le vieux Guy Patin et le savant Regis.Il sen fit des amis. Grâce à leur entremise, il fut introduitchez le prince de Condé, et donna, en sa présence, quelques le-çons de chimie, qui lui valurent les applaudissements et la faveurdu vainqueur de Rocroy .

Bientôt après Lémery , ayant pris le grade de maître apothi-caire, ouvrit une officine dans Paris , et se maria.

La chimie navait pas encore été enseignée publiquement enFrance . Comment, en effet, aurait-on pu songer à exposer aupublic la science qui portait alors ce nom ? Fille de lalchimiedu Moyen âge , la chimie du dix-septième siècle avait grandpeine à se débarrasser des mystérieux arcanes de la philosophiehermétique. Cétait un mélange confus de faits bien constatéset de théories obscures. Pour exposer clairement la chimie, il