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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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à éclaircir, dans les ouvrages des anciens, une foule de pas-sages obscurs, qui avaient jusque- embarrassé les érudits. Onen trouvait de si difficiles dans Thion de Smyrne et dans uneépître de Synesius , que le P. Pitan, leur savant commentateur,avouait quil n'avait pu les entendre. Les observations du jeuneFermât sur Athénée, son commentaire des Questions arithmé-tiques de Diophante, le traité oii il rétablit deux livres dApol­ lonius de Perge sur les lieux plans, et d'autres études sur lestravaux des anciens, prouvent que, dans sa jeunesse, Fermât avait se livrer très-sérieusement à létude du grec et dulatin, en même temps quà celle des mathématiques transcen-dantes.

Un homme qui, dès son enfance, a déjà commencé à se pas-sionner pour létude, néprouve jamais un goût bien vif pourles plaisirs bnryants, ni pour la dissipation. La jeunesse pai-sible et laborieuse de Fermât sécoula donc loin du monde, sansagitation et sans trouble.

Tel à peu près nous est représenté Fermât , dans un articlede la France méridionale, du IG avril 1814, par M. Taupiac,avocat à Ileaumont-de-Lomagne, qüi, à laide dun assez grandnombre de documents, découverts par lui, sest attaché à lesuivre pas à pas dans sa vie. Il nous montre Fermât après sesétudes, dabord simple avocat , puis conseiller à la Chambre desrequêtes du Parlement de Toulouse.

La jeunesse de Fermât, jusquà l'époque il entra au bar-reau , se passa dans une constante application à létude delantiquité latine et grecque, des lois de son pays et des prin-cipes généraux des sciences. Il est même probable, comme onen peut juger par quelques passages de sa correspondance ,notamment dans une lettre du 2G avril 1030, adressée auP. Mersenne, qu'à ces études déjà si vastes il avait ajouté cellede la musique.

Larrêt qui investit Fermât des fonctions de conseiller auParlement de Toulouse est du 14 mai 1031 : il avait alorstrente ans.

Très-peu de temps après, il se maria avec Louise de Long,fille dun conseiller au même Parlement. Dans un arrêt du14 mai 1031 , il est nommé simplement Pierre Fermât ,comme dans son extrait de baptême ; mais sept ans après, dans