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Le géomètre lyonnais passait la belle saison dans sa maisonde campagne, à Condrieu. Il méditait sur les mathématiquesen cultivant son jardin. Pendant son séjour à Lyon , on le voyaitsouvent entouré de nombreux ouvriers, auxquels il enseignaitsa méthode pour la coupe des pierres. Il leur apprenait aussicertaines parties de la mécanique pratique.
Ce fut probablement dans cette période de sa vie que, pourmontrer l’excellence de sa méthode, il fît construire, près duPont de Pierre de Lyon, cette trompe hardie dont Montucla parle avec tant d’éloges, dans le passage que nous avons cité dusavant historien des mathématiques.
On n’a aucun détail sur les derniers temps de la vie deDésargues . On sait seulement qu’il mourut en 1061. Par sontestament, il léguait « à Abraham Bosse , graveur en eau-forte,son obligeant et bon ami, demeurant en Elle du Palais, deuxmille livres, payables en quatre paiements (1). »
Le P. Colonia dit que Girard Désargues était, en 1730, ou-blié ou peu connu dans son pays natal, mais qu’il était exaltéet admiré par les étrangers (2).
C’est seulement dans notre siècle, que AIM. de Montabert,Poncelet, Chasles et Poudra, ont mis en lumière les travaux dumathématicien lyonnais , et en ont fait sentir l’importance audouble point de vue de la science et des beaux-arts.
(1) Général Piobert, Comptes rendus de VAcadémie des sciences, 1883.
T. IV.
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