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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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chaire, en retint les plus beaux morceaux et les traduisit envers latins, ce qui lui valut dêtre nommé, dans sa classe ,princedes poètes.

Jean-Dominique passa en rhétorique sous le P. Alberti,jésuite connu par ses ouvrages. AlberG, lui trouvant des dispo-sitions pour la poésie, linvita à sexercer dans la versificationlatine. Quelques-unes des poésies latines de Dominique Cassinifurent imprimées avec celles de ses maîtres, et parurent àGènes , dans un recueil, en 1G4G (1).

Dominique Cassini étudia la philosophie et la théologie sousle P. Ghiringuelli. Il soutint publiquement, dans diversesthèses, la doctrine particulière de ses maîtres, notammentcelle du cardinal Lugo. Une fois même, il argumenta très-vive-ment, en présence du cardinal Durazzo, archevêque de Gênes ,pour la défense de ces doctrines.

Ces thèses, ces argumentations publiques, avaient leur genredutilité : elles faisaient naître et développaient un talent, denos jours trop négligé dans tous nos établissements déducationet denseignement, celui de limprovisation. Elles accoutu-maient, de bonne heure, les jeunes gens à sexprimer sur-le-champ, avec une certaine facilité, en une langue qui, à lavérité, nétait celle d'aucun peuple vivant, mais qui, générale-ment admise par le monde savant, était alors, en quelque sorte,le véhicule au moyen duquel seffectuait la propagation desidées dans toute lEurope.

Le jeune Cassini se mit à suivre un cours de mathématiques,au collège des Jésuites. Son esprit, naturellement juste, futfrappé par lévidence des principes et par la rigueur des dé-monstrations.

« C'est surtout chez labbé Doria, dit Cassini, que jeus loccasion deme livrer plus librement à cette étude. Ce prélat, ayant entendu parlerde moi, désira mavoir chez lui, et me conduisit à son abbaye de Saint-Fructuose. Dans cette solitude, jétudiai les éléments dEuclide ; et leP. Reineri, Olivétain , ayant publié ses Tables médicées, je me mis à étu-dier le calcul des Tables alpbonsines , rudolphines et autres, dont jemétais pourvu avant de venir chez labbé Doria. Jentrepris aussi, pen-dant mon séjour dans labbaye Saint-Fructuose, dexpliquer à NicoleDoria la logique du père Toaldo, qui me parut plus proportionnée à sacapacité que celle dAristote quon donne dans les écoles. »

(1) IiiOQ\aihie générale , de Didot.