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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE

Létude des mathématiques, les longs calculs, surtout quandon s'y livre avec une trop grande assiduité, peuvent causer uneextrême fatigue, et altérer, dans lorganisme, ce juste équilibredoii résultent à la fois la santé du corps et la vigueur de l'es-prit. Jean-Dominique tomba malade, ce qui lobligea dinter-rompre ses études, et de quitter labbaye de Saint-Fructuose,pour aller respirer quelque temps lair natal à Perinaldo. Maisle séjour quil fit dans le comté de Nice ne fut pas de longuedurée. Il y trouva un ami, nommé J.-D. Franchi, neveu duP. Dadiesse, qui lengageait, par les plus pressantes sollicita-tions, à se rendre auprès de lui.

Franchi possédait, dans le voisinage de Festri di Ponente,une maison, souvent ils se rendaient ensemble., ils réu-nissaient dans une chapelle tous les religieux des environs, etils sexercaient, en leur présence, à soutenir des thèses. Cassinisy occupait aussi à faire des extraits douvrages de théologiede divers auteurs, dont il comparait les doctrines; et le P. Da-diesse lisait ces extraits à ses disciples, dans le couvent desTliéatins. A linstigation de ce Père, et par déférence pour unedes sœurs, Angela Gabriela, religieuse des Cordelières, le jeuneCassini se chargea de composer, en vers italiens, une tragédiede Saint Alexis, qui devait être représentée dans le couventdes Cordelières. Les religieuses ne se bornèrent pas à jouercette pièce pour elles seules, elles en donnèrent aussi, devantla grille du parloir et avec les costumes dramatiques, une re-présentation, à laquelle assistaient plusieurs personnages dis-tingués. On voit que ces nonnes étaient un peu de lécole desVisitandines.

Cette soirée dramatique leur attira une verte réprimandede la part du prieur de l Annunciada, leur directeur, cequi ne les empêcha de prier Cassini de composer encore pourelles une nouvelle tragédie sur Sainte Catherine.

Ses entretiens sur les sciences firent quelque réputation ànotre novice, et lui valurent la connaissance de plusieurs hommesde mérite, entre autres de Marie Imperiali Lercaro. Ce Ler-caro est le même qui, élu doge de Gènes en 1683, fut envoyéavec trois sénateurs, auprès de Louis XIV , au sujet de quel-ques mécontentements que la république de Gènes avait donnésau roi de France , et qui remplit sa mission avec autant de di-

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