Les observa-tions de Pto-lomée sonttrop incertai-nes pour qu’onen puisse con-clurre, quelleétoit de sontemsl’obliqui-té de l’Eclip-tique.
Albategniusdéte-mine l'o-bliquitédel’E-cliptique 16'plus petite quene l’avoit ob-servé Ptolo-aiée*
xxviij EJsaì sur t Histoire
Astronomes du sentiment contraire, les observa-tions de Ptoiomée ; mais outre qu’elles ont étéfaites avec un trop petit Quart-de-cercle auxsolstices d’Hiverdc d’Eté, comment peuvent-ilstirer quelque éclaircissement d'un Observateuraussi peu exact qu’étoit Ptoiomée ; puisqu’onsçait, à n’en pouvoir douter, qu il n a jamais puparvenir à bien déterminer la Parallaxe de laLune, ni découvrir la position d’aucune Etoilefixe ?
Albategnius qui est venu 750 ans après, & quivraisemblablement n’ignoroit pas les plus récen-tes observations de l’obliquité de TEcliptique,faites par ordre du Calife Almamoun, tant àBagdad qu’à Damas, résolut de vérifies par lui-même, s’il étoit bien certain que cette obliquitéfût si différente de celle qui est rapportée dansPtoiomée,sçavoir de 23° yiss.Ayant donc cons-truit un grand Instrument suivant la descriptionqui en a été donnée dans PAlmageste, & qui estconnu sous le nom de Réglés Parasilactiques ,Albategnius * trouva la distance des Tropiques( dans la ville de Racca en Mésopotamie sous laLatitude de 3 6°) de 47 0 io', c’est-à-dire, l'o-biiquité de l'Ecliptique i ssplus petite que selon
* « Pour nous, dans ce siecle-ci ayant employé une très-longuc» Alidade ajustée à une Réglé à plomb, dont la construction & l'ufage-» font expliqués dans l’Almageste; après avoir fait la Réduction (p«/îyy partium dìminutionem )> & après avoir vérifié la position de flnllru--> ment, austî exactement qu’il nous a été possible, nous avons fré-» quemment observé dans le Méridien la distance du Soleil au Zénit»» &c. Or il est prouvé par-là que la quantité de l’arc compris entre? les deux Solstices est de 47 0 10', & gue la déclinaison du Cercle.