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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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ASTRONOMIQUES. 5

si l’on diminue cet angle , le mouvement apparent doitnécessairement paroître plus ou moins grand ; d’où il fuit,qne ce n’est que par le moyen des angles, dont il est aiséde connoître l’ouverture, qu’on peut juger du mouvementapparent des objets, ou des corps célestes.

Voici donc la méthode dont les Géomètres ôc lesAstronomes se servent ordinairement pour mesurer lemouvement apparent des corps, laquelle, quoique vul-gairement connue, mérite cependant d’être rapportée ici,pour ne rien obmettre de tout ce qui peut contribuer arendre ces Elémens faciles, 6c à la portée des comrnen-çans.

Euclide ayant démontré que tous les angles , dont lesommet se trouve placé au centre d’un même cercle, sonttoujours proportionnels aux arcs des circonférences, furlesquels ils font appuyés, il fuit nécessairement qu’il n’y apoint de moyen plus simple pour mesurer l’ouverture desangles, que de fe servir des arcs de cercles compris en-tre leurs côtés. Or les Astronomes ayant divisé la circon-férence du cercle en z 60 parties égales, que Fon appelledegrés ; chaque arc d’un degré en 60. parties égales, quel’on nomme minutes ; chaque minute en 60 . autres par-ties égales, que Fon nomme secondes ; chaque secondeen 60 . tierces ; chaque tierce en 60 . quartes & ainsi defuite ; ils font tous convenus, que le nombre des degrés,minutes, secondes , ôte. compris dans Farc fur lequelfont appuyés les côtés d’un angle ; que ce nombre, dis-je,en feroit la mesure , ôt en désigneroit la grandeur. C’estpourquoi si l’on décrit du sommet de cet angle, un cercletel que Fon voudra , soit grand, soit petit, il n’y a jamaisplus de degrés dans la circonférence de Fun , que dans lacirconférence de l'autre,les degrés dans les moindres cer-cles étant à proportion plus petits : en un mot, le mêmeangle ne peur s’appuyer que fur des arcs d’un mênte nom-

Ce que c’eftque degrés ,minutes , se-condes f &c»