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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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z 8 INSTITUTIONS

On obser- Au reste , la même chose s’observe encore à l’égardt r e ès .pêu° r prèt des diamètres apparens de Jupiter 6c de Saturne, n yles mêmes ayant de différence que dans la quantité dont ces dia-

Phénomènes J 1 t 1 y

dans Jupiter métrés , & par conlequent les distances a la Terre dene d , a qu^à^é- ces Planètes , varient dans le cours de chaque année ; cargard de Mars. l’inégalité dans les diamètres ou dans les distances estbien moins considérable dans Jupiter que dans Mars, &beaucoup moins encore dans Saturne que dans Jupiter.Mais il fuit néantmoins de ces variétés de diamètres ôcde distances , que l’une ôc l’autre Planète font leurs révo-lutions autour du Soleil dans des orbites qui font fortau-delà de l’orbire de Mars. De plus lorfqu’on observede la Terre les mouvemens de toutes ces Planètes, ilsnous paroiffent inégaux ôc très-irréguliers. Nous lesvoyons toutes successivement directes , stationaires ôcrétrogrades ; au lieu qu’en réduisant leurs mouvemensà ceux que l'on observeroit du Soleil , on trouve quechaque Planète doit parcourir son orbite toujours dansle même sens , suivant une même direction ; on n’y re-connoîr plus qu’une feule loi générale, laquelle est inal-térable ou constante, comme on le verra ci-après.

Comment on De tout ce que nous venons de dire, l’on doit enfinÇerrelèîneut conclurre, que c’est le Soleil ôc non pas la Terre qui est.orbite 11 ” aì-tT au centrc ^ es orbites de toutes les Planètes. Car, puisquecuiiereautour l’on a démontré que la Terre se trouve placée entre les4u Soleil. or bites de Venus ôc de Mars , il faut nécessairementqu’elle ait une orbite semblable à celle de ces Planètes,ôc que par conséquent elle tourne autour du Soleil. Ceciest d’autant plus facile à démontrer, que fi, malgré cequi a été dit ci-deffus, quelqu’un vouloir prétendre quela Terre reste toujours immobile au-dedans des trois or-bites de Mars, de Jupiter ôc de Saturne qui l'environ-nent, on le convaincroit bientôt par un calcul fort sim-ple , que dans cette situation il ne feroit plus possible