ASTRONOMIQUES.
d’obferver ces mêmes Planètes stationaires ou rétrogra-des : or il est certain qu’on les observe chaque année tan-tôt directes & tantôt stationaires ou rétrogrades. Il fautdonc conclurre que notre Terre se trouvant placée parmiun fi grand nombre de Planètes, ôc à peu près vers le milieuentre les orbites de Mars ôc de Venus ; la Terre, dis-je,de même que toutes ces Planètes doit faire aussi ses ré-volutions dans une orbite àTentour du Soleil. D’ailleurs,comme l'orbite de la Terre se trouve entre celle de Ve-nus ôc de Mars, de même le tems de fa révolution doits’accomplir nécessairement entre les tems des révolutionsde ces deux Planètes. Or le tems que Venus emploie àfoire fa révolution est d’environ hurt mois: la Terre,comme l’on fçait, y emploie une année, ôc enfin la ré-volution de Mars se fait en deux ans. Voilà, ce me sem-ble , assez de preuves incontestables pour démontrer lemouvement de la Terre : il n’en a pas fallu d’autres pournous déterminer à placer la Terre dans le ciel au rang desPlanètes , ôc pour établir le Soleil immobile au centre duMonde. Ce sont-là les principes les plus certains ôc lesraifonnemens les plus solides fur lesquels est fondé levrai fysteme du Monde, Ôc c’est de là d'oh nous étionspartis lorfqu’il en a fallu exposer les principales parties ;en un mot lorfqu’il nous a fallu établir l’ordre , l’arrange-ment , ôc les mouvemens réels de tous les corps cé-lestes-
Que l’on compare maintenant le tems que toutes lesPlanètes emploient à foire leurs révolutions, avec leursdistances moyennes au Soleil, l’on y reconnoítra bientôtune harmonie ôc une proportion admirable : car plus laPlanète est proche du Soleil, plus son mouvement paroîtrapide , fa révolution périodique s’achevant beaucoupplus vite que celle des autres Planètes- Mais on a décou-vert une loi constante ôc qui fert'de réglé aux mouvemens
Harmoniemerveilleuseentre les dis-tances des Fia.netes au So-leil & leurstems périodi-ques.