5 oo INSTITUTIONS
Satellite a dû achever cinq moyennes révolutions en F3jours j 8 h 2$'-, il n’y auroit donc qu’un excès fur l’ob-servation de 3 à distribuer aux différentes inégalités quiont dû affecter le Satellite. II en faut d’abord attribuer 2sà la premiere équation , ce qui réduit à 1 8 la secondeinégalité (d’autant que la durée de la derniere Eclipse adû être plus grande, Jupiter approchant de son nœuddescendant, & qu’ainsi au lieu de supposer 2T pour lapremiere équation, onpourroit ne compter seulement que1 9'.) Et comme la Terre a dû approcher pendant cetems-là de Jupiter d’un peu plus que le Rayon de son or-be, on auroit dû trouver i h 207 d’excès , selon les sup-positions de M. Caffini : mais puifqu’on n’a trouvé que1 8 / 7, cette différence, quoiqu’un peu trop grande, nes’écarte pas beaucoup du calcul fondé fur la théorie de lasuccession de la lumière. On remarquera que la plus grandeéquation possible du premier Satellite de Jupiter , qui con-vient au diamètre de sorbe terrestre , est selon M. Caffini,qui s’étoit fondé fur un grand nombre d'observations,de 14/ 1 o"; que M. de Roemer l’a faite beaucoup tropgrande ; ôc qu’enfin, selon la découverte de M. Bradlei,elle doit être exactement de 1 6', 15". II est donc aisé devoir par le calcul rapporté ci-dessus, que la seconde équa-tion est la même, tant à ségard du premier que du qua-trième Satellite, êc qu’elle dépend en effet du mouve-ment successif de la lumière ; car Inobservation du moisde Décembre ayant été faite feulement une demi-heureavant le lever du Soleil, on peut attribuer, selon M.Hallei, une partie de serreur au défaut de sobservation ,d’autant que la seconde équation , qui est celle de la lu-mière , n’a dû être tout au plus que de 1 o', si l’on consi-déré le chemin que la Terre a parcouru fur son orbe dansl’espace de près de 84 jours.
II est difficile de s’accoutumer d’abord à comprendre