troit au cou*cherduSoleil,& nous ferionssubitementplongés dansles ténèbres.
La cause î»des crépuscu-les.
Pl-ANCHF.VIIFig. 11.
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De plus s’il n’y avoit point d’atmofphere, il est: certainqu’immédiatement avant le coucher du Soleil, fa lumièreferoit aussi vive qu’à midi,& d’un très-grand éclat ; & qu’aumoment de son coucher de profondes ténèbres s’éleve-roient tout-à-coup ; en sorte que l’arrivée subite de la nuitou le passage si soudain de la lumière aux ténèbres feroitfort incommode pour tous les habitans de la Terre. Maisparle moyen del’atmofphere (quoiqu’aprèsle coucher duSoleil aucun de ses rayons ne puisse venir directement ànous ) il arrive cependant que nous jouissons d’une lumiè-re douce qui nous est réfléchie, & que les ténèbres de lanuit ne se répandent que par des degrés presqu’insen-sibles. La raison est que la Terre par son mouvementdiurne de rotation nous fait perdre à la vérité le Soleil devue ; mais l’air supérieur continue d’en être éclairé, &remplit encore à notre égard tout le Ciel de sa lumière :ensuite le Soleil continuant de descendre, l’air perd suc-cessivement de sa clarté ; en sorte que lorsque le Soleil estparvenu au i 8 eme degré au-dessous de l’Horison , il cesseentierement d’éclairer l’atmosphere, & l’air est totale-ment obscurci.
De même lorsqu’au matin le Soleil est parvenu au18 eme degré sous l’Horison, il commence à éclairer l’at-mosphere & à répandre de plus en plus dans le Ciel cettelumière qui paroît d’abord douteuse, mais dont la vivacitéaugmente jusqu’au lever du Soleil. Or c’est cette foiblelumière du matin, ou celle du soir après le coucher duSoleil, ôc qui est produite par les rayons brisés dans l’at-mosphere, qu’on appelle le Crépuscule.
Pour mieux entendre ce que nous venons de dire, soitA D L un cercle de la surface de la Terre concentriqueau vertical, dans lequel se trouve le Soleil sous l’Hori-son; soit encore un autre cercle C B AI dans le mêmeplan, renfermant la portion d’air qui nous peut réfléchir
les