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toutes deux ou australes ou boréales , alors ou le tems deFEquinoxe fera déja passé , ou bien il n’arrivera qu’aprèsle Midi du second jour auquel on aura observé la hauteurméridienne du Soleil ; or de ces deux déclinaisons don-nées , on peut déduire très-facilement le moment de FE-quinoxe * de la maniéré suivante.
Je suppose queC^S représente un arc de FEçlipti-que , JEAQ^ un arc pris fur FEquateur, ôc que ces deuxarcs se coupent en A : la déclinaison du Soleil déduite dela premiere observation étant représentée par C JE , celledu second jour sera représentée par E D : c'elì pourquoiCE sera le mouvement diurne du Soleil dans f Ecliptique,c’est-à-dire, l’arc que le Soleil parcourt d’un Midi à Fau-tre de chaque jour d’observations. Or dans le trianglesphérique rectangle CJEA , on connoît l’angle A, c’est-à-dire, ^Obliquité de l’Ecliptique (comme nous l’avons en-seigné dans le vingtième Chapitre ) on connoît encoreC/E qui est la déclinaison du Soleil observée ; c’est pour-quoi on connoîtra l’arc C A : mais dans le triangle ALD
* On est parvenu à découvrir le moment des Equinoxes par une voie incompa-rablement plus certaine , en y employant les ascensions droites des Etoiles , selonla méthode expliquée, sage 388. II est vrai qu’ona fait uíàge un grand nombre defois de l’autre Méthode dans les derniers siécles ; de maniéré qu’il en faudroitcorriger les observations. Car depuis Regiomontanus jusqu’à Tycho, il n’a pasété possible de bien déterminer la hauteur du pôle ou de TEquateur , parce qu’onn’avoit point égard aux réfractions. Mais comment s’assurer aujourd’hui de dé-terminer les hauteurs absolues ? Le Soleil parcourt environ en déclinaisonen i4 h aux tems des Equinoxes : ainsi loríqu’on se trompe de dans la décli-naison , il en doit résulter une erreur d’environ 5' dans le moment de l’Equinoxe.N’est-il donc pas plus avantageux au lieu de la méthode des Anciens qu’on vientde rapporter ci-dessus , d’y employer les ascensions droites ? Si lorsqu’on com-pare les passages au Méridien du Soleil & d’une Etoile par le secours d’une Lu-nette immobile fixée vers l’Equateur, on trouve que c’est une opération plus dé-licate que d’observer suivant la méthode ordinaire , la hauteur méridienne duSoleil, il vaudroit mieux en ce cas prendre pour le moment de l’Equinoxe , unmilieu entre les résultats qu’on auroit déduits de Tune & l’autre Méthode. Maisoutre qu’il semble au contraire que la méthode des Anciens est moins simple ,puisqu’elle suppose plus d’opérations , comme de connoître la hauteur du pôle ,de vérifier l’instrument au zénit ou à í’horison , de découvrir l’erreur de ses divi-sions j on y soppose d’ailleurs quelques élémens qui ne sont pas assez connus,tels que les réfractions & la parallaxe du Soleil, ce que Ton peut éviter par lanouvelle méthode, d’autant que les conditions qu’il faut remplir sont déja connues,ou du moins très-faciles à exécuter lorsqu’on s’y est bien préparé.
N n n ij
Planche
VIII.
Fig.it.