Le lieu Gco-centrique&lelieuHéliocen-trique d’unePlanète supé-rieure, ne lòntqu’un seul &même pointau tems de sonopposition auSoleil.
5z6 INSTITUTIONS
Nous commencerons d’abord par déterminer les temsdes révolutions des Planètes , c'est-à-dire, le tems quechacune employé à parcourir la circonférence de son or-bite. Pour cet effet nous remarquerons , i°. que lorsqueles Planètes supérieures sont Achroniques , c’est-à-dire ,en opposition au Soleil, nous les voyons de la Terré ré-pondre précisément au même point de sEcliptique, que sinotre oeil étoit transporté dans le Soleil. En second lieulorsque les Planètes inférieures sont en conjonction avecle Soleil, ou qu’elles passent fur son disque apparent,nous les voyons de la Terre précisément dans le lieu del’Ecliptique opposé à celui ou notre œil les rapporteroits’il étoit placé dans le Soleil. C’est pourquoi il faudra sesouvenir que toutes les fois qu’une Planète supérieure nous;paroît en opposition au Soleil, alors fa longitude Gèocen-trique est la même que fa longitude Héliocentrique ; maisque quand une Planète inférieure nous paroît en conjonc-tion avec le Soleil, ou avec quelque point de son disquelumineux , son lieu Héliocentrique est alors directementopposé à son lieu Géocentrique; c’est-à-dire, à son lieuvu de la Terre. Outre cela lorsque les Planètes inférieuressc trouvent dans leurs plus Grandes Elongations au Soleil,alors sangle qui est formé au centre du Soleil par les deuxlignes droites tirées l’une à la Terre, ôc sature à la Pla-nète , est toujours le complément de l’élongation de laPlanète au Soleil, (car on peut bien supposer que dansdes orbites qui sont à très-peu près circulaires, la tangen-te de cet orbite est toujours perpendiculaire à la lignedroite menée du Soleil au point d’attouchement) ; ôc par-tant cet angle'au Soleil fera déterminé. Mais puifqu’onconnoît le point de l’Ecliptique où est la Terre dans letems de la plus grande élongation , on aura donc pour lemême tems le point de l’Ecliptique où la Planète infé-rieure doit être vue du Soleil, c’est-à-dire, son vrai LieuHéliocentrique. Je