SOCIETE' ROYALE.
Uaillcronr ; Sc ainsi ils obtiendront la vérité en-tr’cux, qui peut autant être aduancéepar le débatdes mains Sc des yeux comme d ordinaire on luyfait de tort par celuy de la langue. Quoy qu il ensoit, de peur que de là les hommes ne viennent àmépriler son authorité , parcc qu’elle n’a pas la vo-lonté d’impofer - Sc d’ulurper vnc domination sucleur raison ; ie leur diray qu’il n’y a rien qui soitmaintenant approuué & pratique au monde , quisoit confirme par vnc cuidenec plus force, que ccque la Société requiert : excepté feulement lesSaints myjìeres de nôtre Religion. En presques tou-tes les autres matières dc croyance , êt opinion , oude science , l’asseurance, dont les hommes se con-duissnt, n’est en rien si ferme , que cecy. Et i’oseen appeller à tous les hommes prudents , puisqu’en tous pays, qui lont gouuernés par desLoix,ils ne requièrent que lc consentement de deux outrois témoins au?: matières de la vie, Sc des biens;s’ils ne croiront pas qu’on les rraitte équitable-ment en ce qui touche leur connoìsance > s’ils ontle consentement Sc les témoignages de soixante ouie cent personnes.
Sectio n XVIII.
Leurs Conìecíuresfur les Causes.
A Yant acheminé ïhistoire de l'experimenta-tion auec ces seuretes ie deelareray en siiittcquel lieu ils accordent pour asseoir leurs conrc-íturç$ fur les Causes ; âpres quoy ifs ont auífi