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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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SOCIETE ROYALE. ijtde respect a chaque partielle a accordé vn tempssuffisant pour meurir touc ce qu elle a debatu. El-le sest par ce moyen rendue larbitre 6c i amiablecompositeur d'eux tous : Sc a pris le dioic cheminde trouuer ce qui est vtile en chacun deux. Cequi est vue méthode , laquelle li les Anciens eus-sent mieux tiiiuie,leurs Sectes ne le scroyent pas fitostdétruites lvne Parure. 11 yauoitvne tres-,pcrucríe coutume entre leurs dilciples,de ne pointfaire de ihoix exalt >de laitfer quelques vnes desdoctrines de leur Maîtres, &c d en cmbraílèr ícsautres, mais bien de les aualler toutes à la fois.''Celuy qui deuenoit Stagne , Epicurien > ou Péri-patéticien , en la Logique, ou en la zJ^forals, ou ealiPhyfìcjue , ne faííoir point de difficulté dentreten même temps dans les tencimcns que son fon-dateur auoit es autres Sciences : quoy quil ny euífcpoint de connexion entre les Doctrines de lvneauec celles de lautre. Ccst ainsi que tome li-mage de la Philosophie fust tout ensemble forméeen leurs encendemens : & de quiis auoyent rcçeusi négligemment, ils l'on t défendu deniesmes nonpas en parcelles, mais en gros. Dequoy les er-reurs iont apparences, car en croyant auec tantde partialité à toutes sortes dopinions > ils n auo-yenc pas aíícz de temps pour estre conuaincus cn-tieremenc : 6c en deuenoyent ainsi des Affirma-tcurs plutost formels que judicieux : & ainsi adhe-rans à toutes: fans faire distinction entre le vray& le faux ; entre la foiblesse & la force de leursSetlcs , iîs se refusoyent à eux-mesmes vne Scienceplus tranquille ôc plus seure , quon enauroic peuComposer de toutes , en tirant quelque choie devrie » ôc quelque chose de sautre. I a