izr. HISTOIRE DE LA
Ce que la Société Royale a bien preueu ; c’estpourquoy elle n’a pas eu égard au crédit desNoms , mais à celuy des Choses : ne rciettant nyapprouuant rien ì cause du filtre qu’il porte : íêconferuant la liberté de le refuser ou de l’approu-ue comme elle le trouue : Sc faiiant profiter decette sorte son fonds par vne asteurée Sc doubleaugmentation , en y aioutant des nottuelles descou-uertes , & en retenant les anciennes Ventez• Cequi est vne générosité, qui certainement est vn ex-cellent Présage de son Etablillèmcnr. En quoyà mon aduis eìlc surpasse toutes les autres Setler,comme la République Romaine a surpassé celle deVenize. La derniere a commencé sur vn petitfonds,& a esté soigneuse de se conscrites sans mé-lange , ne donnant que fort escharfemcnt le droitde bourgeoisie: Et l’on voit qu’elle a toujours estéfur la defensiue: ne faisant pas grand progrès dansle Monde : au lieu que les Romains , par vn conseilbeaucoup plus franc Sc plus honorable, admet-toyent rous ceux qui vouloyent estre leurs confé-dérés ; donnoyent la liberté de Citoyens Romains àdes Villes & Prouinces entieres n’en excluoyentpersonne que ceux qui leur rcsistoyent obstinément'.Sc ainsi meriroircmentils étendirent leur Empireauflì loin que les limites du monde Ciuil pouuo-yent atteindre.
Le second mal de cette grande matière deS cau-ses, est vne instabilité eternelle Sc vne auerfìon den en point assigner. Ce qui vient d’vne violente& imprudente promptitude à éuiter le premier.Lepassage d’vne extrémité à l’autre estant si aisé:étant aussi fort dtjstctlcdss,’ arrester à ceperit point,
à quoy