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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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SOCIETE ROYALE. iz;à quoy la vérité consiste. Il est vray quils fonttous deux presques également pernicieuxon nepeut rien attendre de bon de ceux qui se fixencaveuglément à tout ce quils peuuent empoigner:6c rien dc grand de ceux qui sescartent toujours:& qui ne quitient iamais la dispute,soit qulls son-gent, ou quils veillent ; soit quils ayent quelquemouuement ; soit quils ayent quelque estre ounon : l'vn ne sçauroit rien produire que des fruitsmalsains & pourris : Sc l'autre de crainte de celane serforce point dauoir de moijfon ny de ven-dange dutout.

Peut-être quon pourra soupçonner que la So-ciété Royale incline vn peu trop vers ce défaut dela dubitation sceptique: par ce quellea toujoursfait profession détre tardiue à établir des Princi-cipes ou de íe fixer fur des DoElrincs. Si nous exa-minons comme il faut son intention , nous la ju-stifierons bientost. Quoy quelle ne senhardiíïèencor que fort peu détablir des conclusions ; ellene donne pourtant point de commandement àfes succesteurs de ne pas faire de mesmes, quandils seront pourueus dvn fonds suffisant pour vntclouurage. Elle prend soin que journellementon pouriuiue de plus en plus le chemin, pour arri-ver à vne Jpeculationsolide : ce qui se doit faire enS abstenant dabord long temps de la. Jpeculation,jusques à ce que les matières soyent meures pource faire : Ôc non pas en sc icttant impétueusementdelfus au cómencement. Encor quelle ne contem-ple pas beaucoup les accords généraux des choses;elle le fait pourtant aux particuliers: dou les autresferont aussi déduits en leurs temps.Dc forte quelle

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