SOCIETE’ ROYALE. iz;à quoy la vérité consiste. Il est vray qu’ils fonttous deux presques également pernicieuxon nepeut rien attendre de bon de ceux qui se fixencaveuglément à tout ce qu’ils peuuent empoigner:6c rien dc grand de ceux qui s’escartent toujours:& qui ne quitient iamais la dispute,soit qu’lls son-gent, ou qu’ils veillent ; soit qu’ils ayent quelquemouuement ; soit qu’ils ayent quelque estre ounon : l'vn ne sçauroit rien produire que des fruitsmalsains & pourris : Sc l'autre de crainte de celane s’erforce point d’auoir de moijfon ny de ven-dange dutout.
Peut-être qu’on pourra soupçonner que la So-ciété Royale incline vn peu trop vers ce défaut dela dubitation sceptique: par ce qu’ellea toujoursfait profession d’étre tardiue à établir des Princi-cipes ou de íe fixer fur des DoElrincs. Si nous exa-minons comme il faut son intention , nous la ju-stifierons bientost. Quoy qu’elle ne s’enhardiíïèencor que fort peu d’établir des conclusions ; ellene donne pourtant point de commandement àfes succesteurs de ne pas faire de mesmes, quandils seront pourueus d’vn fonds suffisant pour vntclouurage. Elle prend soin que journellementon pouriuiue de plus en plus le chemin, pour arri-ver à vne Jpeculationsolide : ce qui se doit faire enS abstenant d’abord long temps de la. Jpeculation,jusques à ce que les matières soyent meures pource faire : Ôc non pas en sc icttant impétueusementdelfus au cómencement. Encor qu’elle ne contem-ple pas beaucoup les accords généraux des choses;elle le fait pourtant aux particuliers: d’ou les autresferont aussi déduits en leurs temps.Dc forte qu’elle
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