ji4 HISTOIRE DE LAAuqucl i’aioutcjsay les œuures de la Nature , qàrfont vn des meilleurs & des plus fertiles Terroir*pour l’acetoilTemcnt de [esprit. Il cft manifesteque le defaut des Anciens en la Science naturelle,reíTerroit aussi leurs Imaginations. Ils se scruoycotrant, & ils appliquoycnc si íouucnt le peu de cho-ses qu’ils sçauoycnt, qu’ils les auoyent presque*toutes consumées par lents vsages. lis auoyentenglouti tout à fait la douceur des fruits, Sc de*herbes. Ils auoyent lassé le Soleil , la Lune , Sc le*Etoiles par leurs comparaisons, plus qu’ils ne s é-toyent imaginés qu elles se fatigassent par leur*voyages journaliers à l’cntour des cieux.
C’cstpourquoy il est temps maintenant que 1*Science Naturelles aduancc, Sc qu’cllc nous don-ne [intelligence des vertus & des qualités nouiicl'les des choses, qui puissent relcuer, soulager #rassraichir le* autres créatures leurs compagne*'qui ont long-temps supporté le faix toutes scuie s >& qui ont longuement esté tourmentées par f cîimaginations des Poètes. Les Expériences prête-ront bientoft cette assistance charitable. Les com-paraisons quelles pcuucnt fournir seront intelli-gibles à tous, parec qu’cllcs procèdent des choí eíqui entrét dans le sens de tous hómesElles feront*la plus vigoureuse impression fur les imaginationsdes hommes, parcc qu’ellcs touchent messiresyeux,3c qu’cllcs font les plus approchantes de v-Nature La diuerfité en sera infinie, car les p 3ticularitcs, dont on les peut déduire, font de nre^mes : Elles seront toujours nouuclles Sc fanslurc, veu qu’il y a vn si grand nombre de c onaturelles Lc mécaniques qui ne font point