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CHAPITRE PREMIER.
Comme ces derniers caractères ne donnent généralement que' des pro-babilités plus ou moins grandes, tandis que l’observation de la continuitémène à des déterminations certaines, nous avons dû naturellement nousproposer de mettre en évidence toutes les relations de continuité qui exis-tent entre les masses minérales dont le sol de la France se compose, afinde diminuer, autant qu’il est possible, le nombre des circonstances dans les-quelles on est réduit à avoir recours aux caractères de la seconde espèce.
Dans les explorations qui ont formé la base de notre travail, nous avonsdû nous attacher, avant tout, à suivre la continuité des masses minéralesd’une manière directe sur les étendues les plus grandes possible, et à larétablir par la pensée lorsqu’elle avait été détruite, par les révolutions duglobe, entre des parties qui, dans l’origine, ont été continues, et qui peu-vent être considérées comme ayant appartenu à un même tout. C’est seu-lement lorsque cette continuité n’existait pas ou ne pouvait pas être réta-blie, que nous avons dû chercher à y suppléer par les moyens accessoiresdont nous avons parlé ci-dessus.
Les considérations dans lesquelles nous venons d’entrer montrent assezque nos observations sur ces continuités de masses minérales, qui peuventse suivre d’un seul jet sur des parties considérables de la France , doiventformer l’objet principal de la présente explication, et que les détermina-tions qui se tirent des caractères de la seconde espèce ne devront y jouerqu’un rôle accessoire, et pourraient même quelquefois, sans beaucoup d’in-convénients, être renvoyées, du moins en partie, à des descriptions locales.
Les traits généraux de la structure du sol, auxquels se rattachent natu-rellement les caractères de la première espèce, sont en eux-mêmes tropfrappants pour n’avoir pas été entrevus depuis longtemps par des investiga-teurs attentifs aux circonstances générales ; ils sont en même temps tropsimples pour n’avoir pas été méconnus d’abord par des observateurs minu-tieusement attachés à des faits de détail, dans lesquels se présentait à leursyeux un désordre apparent.
H est même arrivé plus d’une fois que certains observateurs ont aperçuune partie, mais une partie seulement, des circonstances générales aux-quelles nous faisons allusion, et ont traité de chimérique tout ce que leursyeux ou leur esprit n’avaient pu saisir.
Ainsi on regrette de voir que Monnet, qui a publié en 1780 un coxu-