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INTRODUCTION.
“ Je me suis proposé, dit Guettard , de faire voir par cette carte quil y a" une certaine régularité dans la distribution qui a été faite des pierres, des" métaux et de la plupart des autres fossiles. On ne trouve pas indiffereni" ment dans toutes sortes de pays telle ou telle pierre, tel ou tel métal,
» mais il y a de ces pays où il est impossible de trouver des carrières ou des« mines de ces pierres ou de ces métaux, tandis qu elles sont très-fréquentes« dans d’autres, et que, s’il ne s’y en trouvait pas, on aurait plus sujet d es-« pérer d’y en rencontrer qu’autre part. Je fus frappé de cette espèce duni-« formite dans quelques voyages que j’ai faits, il y a quelques années, en Bas“ Poitou; je ne vis qu’avec surprise que l’on passait successivement par des" P a y s ou les pierres et le terrain devenaient sensiblement dune natuic« differente presque tout à coup, après avoir gardé la même pendant plu-« sieurs lieues. Il est réellement impossible de se refuser à cette surprise« lorsqu’après avoir traversé les pays sablonneux qui s’étendent depuis“Longjumeau surtout jusqu’à Étampes , et que l’on a passé le haut d’une“ chaîne de montagnes qui forme la Beauce, l’on entre, vers Cercottes, dans“ un terrain graveleux qui continue jusque par delà Amboise , où l’on quitte«ce terrain pour entrer dans un autre qui est beaucoup plus gras, et qui“différé surtout des précédents par la nature de ses pierres, qui y sont“ dun très-beau blanc, très-aisées à tailler et d’un grain très-fin. Après ce» pays on en trouve un où ces corps sont plutôt d’une couleur noire et grise“ que blancs-, le fond du terrain y est plus aride et plus sec, ce que l’on" continue à trouver depuis environ Montreuil jusque sur les bords de la mer'< du Bas-Poitou et de l’Aunis, et même jusque dans les îles voisines.
« Les courses que je fis, surtout dans la première de ces deux provinces,
« bien loin de diminuer le soupçon que j’avais, contribuèrent à l’augmenter.
« Je ne pus travailler à le confirmer que longtemps après; si ma conjectureétait vraie, je devais rencontrer, dans les autres provinces et à peu près àmême distance de Paris , ce que j’avais vu dans le Bas-Poitou et dans lesprovinces qu il faut traverser pour y arriver : toujours rempli de cette idee,Jo saisis une occasion qui se présenta de voir la Normandie et quelquespays voisins, comme une partie du Maine et du Perche. Je lés parcou-, ., onc ’ e t je disposai tellement mes petits voyages, que le chemin par1 1 kiS n P as ce ^ u * T ue j e choisissais pour revenir; par là je voyais
P e pays et me mettais plus en état de m’assurer de la nature de leur
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