INTRODUCTION.
complète dans la manière dont les couches jurassiques y sont disposéesrelativement aux masses qui occupent les deux espaces qu elles entourentvers le nord et vers le sud : en effet, la boucle inférieure ou méridionalecirconscrit un massif proéminent, en grande partie colorié en rose et forméprincipalement de terrain granitique. C’est le massif montagneux de laFrance centrale, couronné par les roches volcaniques du Cantal , du Mont- Dore et du Mézenc .
Cette boucle méridionale est ainsi moins élevée que l’espace qu elle en-toure, tandis que la boucle supérieure ou septentrionale, qui forme le con-tour d’un bassin dont Paris occupe le centre, est, en grande partie, plusélevée que le remplissage central de ce bassin.
L’intérieur de ce bassin est occupé par une succession d’assises à peuprès concentriques, comparables à une série de vases semblables entreeux, qu’on fait entrer l’un dans l’autre pour occuper moins d’espace.
La différence la plus essentielle des deux boucles opposées de notre 8est que l’une recouvre et que l’autre supporte les masses minérales qui oc-cupent l’espace quelle entoure. La boucle inférieure et méridionale est for-mée par des couches qui s’appuient sur le bord du massif granitique quileur sert de centre, et, en quelque sorte, de noyau; la boucle supérieureet la plus septentrionale est formée, au contraire, par des couches qui s’en-foncent de toutes parts sous un remplissage central auquel elles servent desupport, de bassin, de récipient, et dont elles excèdent généralement lahauteur.
La disposition des couches jurassiques, dont nous venons de donner l’in-dication, est liée de la manière la plus intime à la structure, tant inté-rieure qu extérieure, de la plus grande partie du territoire français . Nouspouvons le faire comprendre dès à présent, en esquissant rapidement lestraits extérieurs par lesquels sa structure intérieure se décèle.
Les deux parties principales du sol de la France , le dôme de l’Auvergne e tle bassin de Paris , quoique circulaires l’une et l’autre, présentent, comme°n vient de le voir, des structures diamétralement contraires. Dans cha-
cune d’elles les parties sont coordonnées à un centre, mdans l’une et dans l’autre un rôle complètement di eren ^ extrémitésCes deux pôles de notre sol, s’ils ne sont pas situés aux^ ^gg influencesd’un même diamètre, exercent en revanche, autour