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CHAPITRE PREMIER.
l’Oise , convergent vers le centre du bassin parisien, traversent les crêtessuccessives dans des défdés que les révolutions du globe ont ouverts pourelles. Ces mêmes crêtes forment les lignes naturelles de défense de notreterritoire , et les opérations stratégiques de toutes les armées qui l’ont atta-qué ou défendu s’y sont toujours coordonnées par la force même des choses.
Jamais cette vérité n’a été mise plus vivement en lumière que dans lamémorable campagne de 1 814 - Sur la crête la plus intérieure formée parle terrain tertiaire, ou tout près d’elle, se trouvent les champs de bataillede Montereau, de Nogent, de Sezanne, de Vaucbamps, de Montmirail , deChampaubert, d’Epernay, de Craone, de Laon .
Sur la deuxième, formée par la craie, se trouvent Troyes , Brienne,Vitry-le-Français, Sainte-Menehould . Là aussi se trouve Valmy !
La troisième crête, beaucoup moins prononcée et plus inégale, présentecependant les défdés de l’Argonne .
Près de la quatrième ligne saillante, qui déjà appartient au terrain ju-rassique, se trouvent Bar-sur-Seine, Bar-sur-Aube, Bar-le-Duc , Ligny.
Près de la cinquième, qui est également jurassique, sont Châtillon-sur-Seine, Chaumont, Toul, Verdun .
La sixième, déjà un peu excentrique, est formée par les coteaux élevésqui dominent Nancy et Metz , et qui s’étendent sans interruption depuisLangres jusqu’à Longwy, Montmédy , et jusqu’aux environs de Mézières.
Paris est placé au milieu de cette sextuple circonvallation opposée auxincursions de l’Europe , et traversée par les vallées convergentes des rivièresprincipales.
Vers le nord-est, la branche orientale du grand 8 jurassique ne se re-courbe que souterrainement et cesse de saillir à la surface ; aussi ne trouve-t-on plus dans cette direction les mêmes lignes naturelles de défense. Maisdepuis longtemps on a senti la nécessité d’y suppléer par des moyens arti-ficiels, et on a renforcé, par une triple ligne de places fortes, cette partiefaible de nos frontières.
Du côté du nord-ouest, la ceinture jurassique s’interrompt; elle est cou-pée par les rivages de la Manche, qui empiètent sur le bassin septentrional.Des accidents, locaux, auxquels le pays de Bray doit son existence, em-pêchent, en outre, sa structure de se bien développer de ce côté.
A l’ouest et au midi de Paris , les traits principaux de sa forme reparais-