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INTRODUCTION,que forme la Bretagne au milieu de l’Océan est la compagne et 1 emule dessaillies analogues du Cornouaille et du sud-ouest de 1 Irlande , contréesdont les habitants ressemblent aux Bas-Bretons par les restes d’un langagesemblable, gage d’une origine commune. Mais, de ce côté encore, des po-pulations d’origine commune sont séparées par d’assez vastes mers, tandisque, vers le nord-est, des populations d’origines diverses ne sont separees,ainsi qu’on l’a vu plus haut, par aucune limite naturelle.
La partie méridionale de la France s’accommode d’autant mieux à 1 as-siette rectangulaire que la nature lui a préparée, que la disposition de seslimites se trouve répétée par des accidents de l’intérieur qui sont dans unrapport direct avec la forme et la disposition de notre grand 8 juras-sique. Deux lignes de dépressions, devenues de grandes voies de commu-nication, s’étendent du nord au sud, en embrassant, à droite et à gauche,notre figure emblématique, l’une en suivant, de Cliâlons à la Méditerranée ,les vallées de la Saône et du Rhône, l’autre en allant d’Alençon à Bordeaux par Tours et Poitiers , au milieu d’une série de contrées basses et fertiles,en laissant d’un côté les collines boisées de la Mayenne et de la Vendée ,et de l’autre les terres élevées du Perche, les terres infertiles de la Sologneet les collines granitiques du Limousin .
Ces deux grandes lignes sont reliées dans le midi par une suite de con-trées basses et fertiles qui bordent la Méditerranée et le canal des deuxmers, contrées qui offrent aussi une des lignes de communication les plusfrequentees de la France . Ces trois grandes lignes environnent de troiscôtés le massif de terres élevées qu’enveloppe la boucle inférieure de laceinture jurassique. Ce massif, en ne le considérant que sous le rapportde la hauteur, est nettement circonscrit vers le midi, l’est et l’ouest; maisses limites deviennent peu distinctes vers le nord, comme cela arrive à laplupart des traits du territoire français , qui, vers le nord, se fond lui-même,d’une manière presque insensible, avec la masse de l’Europe .
La vallee de la Limagne d Auvergne , arrosée par l’Ailier, forme, au milieudu massif de la France centrale, une grande entrée dirigée encore du nordsud, mais qui s y termine en cul-de-sac sans le traverseres grandes coupures où coulent le Lot et le Tarn en sillonnent aussipartie de 1 est à l’ouest, mais ne le traversent de même qu en partie,intérieur de la France , bien peu de grands traits du sol courent