103
Malgré le niveau général dont nous avons parlé précédemment, le pla- Chaînesteau central de la France présente plusieurs massifs de montagnes éle- interrompentvées, ainsi que quelques arêtes saillantes qui forment de véritables chaînes :telles sont les montagnes de la Margeride et de la Lozère dans les Cé-vennes, lesquelles dominent tout le pays, et se distinguent de celles quiles entourent par la nature de leur granité et par leur disposition géné-rale. Ces montagnes s’élèvent brusquement et semblent, par la rapiditéde leurs pentes, former des îles au milieu d’une mer de granité. L’ab-sence de tout terrain stratifié empêche de déterminer d’une manière pré-cise l’époque de leur formation. Toutefois nous sommes portés à croirequ’elles sont antérieures au terrain houiller : ce qui nous conduit surtoutà adopter'cette opinion, c’est la présence de nombreux galets de granité àgros grains dans quelques-uns des terrains bouillers des départements del’Ailier et de la Dordogne .
Parmi les chaînes qui sillonnent la surface des terrains anciens du centrede la France, plusieurs prennent naissance dans les montagnes de l’Ar-dèche et de la Lozère . Elles divergent d’abord; mais bientôt elles courentparallèlement et se dirigent assez exactement du S. au N., comme lesvallées de l’Ailier, de la Loire et de la Saône , qu’elles séparent et dontelles ont déterminé la formation. Ces arêtes constituent les montagnes duForez, la chaîne de Tarare et les crêtes saillantes du Beaujolais et duMorvan..
La composition de ces* chaînes présente, ainsi que nous l’indiquerons Chaînesplus tard, des différences assez notables avec les roches des parties unies Loire qui composent l’Auvergne et le Limousin . Plusieurs circonstances, entre et 1 AiIier 'autres la présence de masses considérables de porphyre quartzifère, peuventfaire penser que ces chaînes sont moins anciennes* que les granités du Li-mousin , ou plutôt que, formées en même temps que tout le massif pri-mitif, elles ont été modifiées postérieurement. L’identité de nature et dedirection de ces arêtes nous fait, en outre, présumer quelles ont une ori-gme commune, différente de la cause qui a présidé à la formation de lamasse générale du plateau.
Un fait digne de remarque, qui nous donne, iusqu’à un certain point, Postérioritéi , , il ji _ " e ces chaînes,
te moyen de déterminer l’âge des chaînes du Forez et de tarare, cest
tpte, dans les parties des vallées de la Loire et de l’Allier qui leur cor-