Dillicultbde faire unecoupe généralede l’Arrlenne.
Ordre desuperpositiondes massesprincipalesdu terrainardoisier.
262 CHAPITRE IV.
ne sont devenues schisteuses que postérieurement à l’époque où elles ontété contournées, peut-être à la suite du contournement et par l’action dela cause qui l’a produit.
La circonstance du reploiement remarquable des couches ardoisières etde l’allure constante de la schistosité, parfaitement décrite dans le passageprécédent par M. l’ingénieur de Hennezel , avait déjà été signalée, dans unrapport du 7 août 1826, par M. l’ingénieur Parrot, à qui cette observationfait d’autant plus d’honneur qu’elle était contraire aux idées erronées quirégnaient alors relativement à la schistosité.
Des reploiements analogues à celui de Fumay doivent exister en beau-coup d’autres points, et il est probable qu’on en verrait un grand nombrese dessiner dans les flancs de la vallée de la Meuse s’ils n’étaient masquéspar la régularité et la continuité que conserve la schistosité, même dans cespoints d’inflexion. En effet, au milieu de leurs inflexions, les couches con-servent, ainsi que nous l’avons dit, une direction à peu près constante; cen’est que leur inclinaison qui varie d’un point à un autre, et la schistosité,qui, généralement, suit à peu près la même direction que les couches,en présentant une inclinaison différente, s’incline constamment du côté d umidi dans toute la vallée de la Meuse , et donne à la stratification l’app a 'rence de plonger constamment dans ce sens. Ce ne sera qu’après avoircomplètement vaincu cette difficulté, qu’on pourra faire une coupe de l’Ar-denne, digne d’un véritable intérêt. Nous ne rapporterons pas ici, quoiqueM. Clère, dans le travail déjà cité, l’ait décrit avec beaucoup de détail»l’ordre de succession des couches qui s’observent sur les bords de la Meuse ,de Mézières à Givet , parce que dans cette coupe les mêmes couches doiventse répéter plusieurs fois, sans qu’on ait généralement des moyens sûrs d es’en apercevoir.
Mais, malgré les difficultés que je viens de signaler, on a cependant coiu'mencé depuis longtemps à signaler, entre les masses principales dont I eterrain de 1 Ardenne se compose, un ordre de superposition bien détermine-D’après M. Rozet 1 , le terrain ardoisier de l’Ardenne se divise partout eudeux grands etages : le plus ancien où dominent les roches schisteuses,le plus nouveau ou ce sont, au contraire, les roches massives (graiiwacke set quartzites) qui ont pris le plus grand développement.
1 Rozet, Annales des sciences naturelles, t. XIX, pag. 1 : 3.