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CHAPITRE V.
ieux châteauxqui lescouronnent.
s’y dessinent, leur donnent un aspect de ruines qui s’allie assez heureuse-ment avec celui des restes de vieux châteaux* dont plusieurs sont, en effet)couronnés.
Leur position dominante et leurs flancs taillés à pic les rendaient facilesà fortifier.
Dans toute la partie des Vosges où l’on parle encore la langue allemande)chacun de ces rochers a fourni les fondements et, pour ainsi dire, l’esquissed’un château, qu’on a taillé en grande partie dans sa masse et qui sembleassocié à sa durée. D’une portion détachée et plus élevée que le reste, on afait une tour, dans l’intérieur de laquelle on a taillé un escalier tournant-Dans une portion plus massive on a ouvert des salles et des chambres. Ave cles pierres qu’on en a extraites, on a construit l’étage supérieur et formé le®créneaux de la plate-forme. Un petit nombre de très-petites fenêtres, entou-rées d’ornements contournés et délicats, percent les flancs du rocher, q ulconserve quelquefois entre elles sa surface brute, et allie aux décoration®légères et maniérées de l’architecture gothique des lignes horizontales etdes corniches naturelles d’un style plus élevé.
Le grès des Vosges est si durable, que ces monuments des siècles de l achevalerie sont souvent très-bien conservés, et semblent n’être abandonne®que depuis peu de temps. Ils forment un des traits marquants du paysage deces contrées pittoresques. On les aperçoit surtout, en grand nombre, sur le®promontoires escarpés que forment les montagnes de grès tout le long de l aplaine du'Rhin. La maison de Habsbourg, la maison de Salm, et plusieursautres familles princières, ont vu commencer leur existence politique d a ° squelques-uns de ces vieux manoirs, actuellement inhabités. Lorsque, dunpoint découvert, l’œil embrasse dans son ensemble cette longue file d a °tiques résidences, l’imagination se reporte toujours avec un certain pl alS,raux temps où, toutes habitées, bien entretenues, entourées des attribut
de la richesse, brillantes du luxe d’alors, pavoisées, dans un jour de f ete ’des bannières et des écussons de leurs seigneurs, on voyait ces fleurs de l acivilisation du moyen âge s’élever et s’épanouir au milieu de la verdure desforêts.
Les Vosges se détachent, en général, assez nettement des contrées q uJles entourent. La Franche-Comté et même la Lorraine ne présentent,la vérité, que très-peu de parties complètement unies, et auxquelles