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Tome premier.
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366
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Mélaphyresde Rimbacli.

Mélapliyrcsde Bitschwiller.

366 . CHAPITRE V.

MM. Voltz et Thirria, sans nommer le labrador, ont été frappés de l anécessité de distinguer cette classe de roches porphyriques; ils en 0 °*signalé plusieurs variétés, qui toutes se font remarquer par l’absence duquartz.

On sait que ce n’est que depuis un petit nombre d’années que les g e0 'logues, guidés par les savantes recherches de M. Gustave Rose, ont fini p artenir compte, dans la désignation des roches, des distinctions déjà cons'tâtées entre les différentes espèces de feldspath. C‘est en étudiant les l aveSde l’Etna , en i834, avec M. de Buch, que j’ai commencé à me familiar iseravec les caractères distinctifs du feldspath labrador; et, dans le voyage q uej’ai fait dans les Vosges en i838, j’ai soigneusement recherché les rochesdont ce minéral serait le caractère distinctif ou même la base.

J’y ai bien distinctement reconnu un mélaphyre, qui se montre au j° uren différents points de la partie méridionale de ces montagnes, où il perceprincipalement les schistes, les grauwackes et le système des porphy reSbruns albitiques décrits plus haut : je dois avouer, toutefois, que je n’ai p a ®fait les analyses nécessaires pour contrôler l’opinion de M. Daubrée, ( I ulpense que les cristaux répandus dans la roche dont il s’agit ne seraient p aSdu labrador, mais de l’oligoklase.

A Rimbach, au pied oriental du ballon de Guebwiller , on trouve uDmélaphyre à pâte d’un brun verdâtre et à cristaux plats et minces de labr a 'dor. Plus bas, à la Scierie, au-dessus de Rimbacb-Zell, ce mélaphyre ver'dâtre renferme des noyaux calcaires irréguliers, dont la décomposition ren^la roche celluleuse. En montant de ce point vers le N., par le cheminGuebwiller , on rencontre encore un mélaphyre d’un vert sombre, qui p resente des cristaux de labrabor parfaitement caractérisés, et des cavd eSpleines de chaux carbonatée, blanche ou rougeâtre : d’autres cavités sonttapissées ou remplies de picrolithe ou de terre verte.

A l’O. N. O. de Bitschwiller, on remarque un mamelon couvert de pelous eà sa cime'et de champs cultivés sur ses pentes, isolé de toutes parts»séparé par une dépression assez profonde de la montagne au N. N-que recouvre une forêt de sapins. Ce mamelon est formé de mélaphy reIl est au centre d’une espèce de cratère de soulèvement. Les couches d egrauwacke passant au pétrosilex, qu’on exploite près du haut fourneau d eBitschwiller, plongent, au S. 38° E., de 82 °, et sont disposées de tefi c