380 CHAPITRE V.
rieures du terrain de grès bigarré ; mais c’est un accident rare dans la f° r 'mation dont nous parlons en ce moment.
Toutes ces roches ont la plus grande analogie avec le grès rouge propre-ment dit (rothe todte liegende ), tel qu’il se montre en Thuringe .
Gris rouge Les couches que j’ai décrites ci-dessus peuvent encore se voir tres-S dela S colîîne commodément sur la pente S. E. des mêmes collines, dans la directionBourt'-ies-Monts R° nc h am P à la chapelle de Bourg-les-Monts. Le dessin ci-dessous enprésente la coupe.
Fig. 9.
Chapelle
de Bourg-les-Montè.
3 £ a
Coupe de lu mine de Ronckamp à la ch ipelle de Bourg-les-Monts.
Dans les ravins qui sillonnent cette pente à différentes hauteurs, j aïsurtout remarque une grande épaisseur de couches argileuses rouges, am a 'rantes, ou bigarrées de rouge et de gris bleuâtre. Vers le milieu de la col-line, ces couches alternent avec diverses couches de grès rouges peu solides»parmi lesquels j’en ai observé un à grains fins, d’un aspect terreux, offrantune multitude de petites taches noires dues à de l’oxyde de manganèse. J’yai aussi trouvé un grès analogue au précédent, et, comme lui, tacheté demanganèse, qui ma paru remarquable en ce que, outre de petits fragmentsirréguliers de quartz et de roches feldspathiques en décomposition, ele-ments essentiels du grès rouge, on y rencontre des fragments anguleux etbien distincts de porphyre d’un rouge violacé, qui le rapproche des couchesde conglomérat les plus basses et les mieux caractérisées du grès roug e(rothe todte liegende).
Gr ?îcime SSeS La chapelle de B° ur g-les-Monts est bâtie sur un sommet isolé q uldomine tous les points voisins, et qui est formé de couches presquehorizontales, et légèrement inclinées au S. O., de grès des Vosges parfaite-ment déterminé, contenant un grand nombre de galets quartzeux, et con-formes, à tous égards, à la description générale donnée plus haut.