autant
de formationsdistinctes.
Cependantle gris rougene fait pascontinuitéavec le terrainhouiller.
Puits de Lalaye.
410 - CHAPITRE V.
Il existe quelques traits de ressemblance entre le terrain houiller etles roches arénacées, avec empreintes végétales et dépôts d’anthracite, q uldépendent du terrain de porphyre brun des vallées de Thann et de Gir°'magny. Cependant ces deux dépôts appartiennent à deux systèmes différents,et sont en discordance complète l’un avec l’autre. Les couches anthraci-teuses, intimement liées aux porphyres bruns, font partie de la charpentedes montagnes les plus élevées du S.E. des Vosges . Le terrain houiller, q ulne se rattache nullement aux porphyres, ne fait que s’appuyer sur les basesdes montagnes porphyriques, et il repose indifféremment sur le terrainporphyrique et sur le terrain de schiste argileux, aux environs de R° 0 'champ; sur le granité et le gneiss, aux environs de Saint-Hippolyte et deSainte-Croix-aux-Mines ; sur les schistes, le gneiss et le granité, dans I ebassin de Villé .
Le caractère général de son gisement est de demeurer concentré dansle fond des bassins compris entre les montagnes formées par les roches pl uSanciennes.
Dans les Vosges, le terrain houiller est habituellement peu disloqué. Onpeut citer des cas où, comme à Lalaye, les couches houillères sont forte-ment redressées; mais ce n’est que sur de petites étendues, et la masse desdépôts houillers est ordinairement en couches faiblement inclinées, diff e 'rant en cela complètement du terrain anthraçiteux lié aux porphyres bruns,dont lés couches sont généralement très-inclinées et atteignent de grande®hauteurs'dans les montagnes.
Le grès rouge ne fait pas continuité, dans les Vosges, avec le terra 1 ' 1houiller. Il le recouvre à stratification discordante, ce qui annonce queterrain houiller avait été disloqué une première fois avant son dépôt. H P arait, en outre, qu’avant le dépôt du grès rouge le dépôt du terrain houiH eravait été suspendu à des époques diverses suivant les lieux, ou plutôt f[n esa surface avait été inégalement dégradée, car le grès rouge est loin d es’appuyer toujours sur les mêmes couches du terrain houiller. Ainsi, 4 SaintHippolyte, le grès rouge repose presque immédiatement sur la couche dehouille. Dans un puits ouvert à Lalaye, la couche de houille, presqneverticale, traversait obliquement le puits, et avait pour toit le grès rouge,comme l’indique la figure ci-après.