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CHAPITRE V.
Autresrévolutionsplus anciennes,dontles effetssont
plus visibles.
Le
Chanip-du-Fcua forméune
île analogue.
que des accidents de détail, bien visibles seulement dans les points ou I eterrain houiller et le grès des Vosges existent simultanément. Nous y re 'viendrons dans le chapitre VII de cet ouvrage, lorsque nous décrirons aveCdétail les terrains houillers des Vosges .
Mais, antérieurement, il y avait eu, dans ces contrées, des révolutionsbeaucoup plus intenses, et dont les traces sont restées beaucoup plus visible-Nous avons indiqué précédemment les principales failles qui accidentent I egrès des Vosges et les reliefs quelles déterminent, et maintenant il nous estfacile de les supprimer par la pensée, et de rétablir les Vosges telles quelleétaient lorsque leur noyau ne formait encore qu’une petite île dans laqui a déposé le grès des Vosges. Il suffit, pour cela, de concevoir la surfaisupérieure du grès des Vosges rabattue dans un plan horizontal.
Le terrain houiller et le grès rouge n’avaient fait que remplir le f° D ^des dépressions qu’offrait la surface des roches schisteuses anciennes, ^ eSroches granitoïdes et des porphyres bruns, dont la réunion compose p rlDcipalement le noyau des Vosges . Le grès des Vosges s’est étendu sur C Çnoyau bien au delà des limites des deux terrains précédents, et l’a envelopP ed’une manière plus continue; mais il ne l’a pas recouvert en entier, et l eSmassifs de syénite et de porphyre brun, qui constituent les plus haid eSsommités de la chaîne, s’élèvent au-dessus de tous les lambeaux de g reSdes Vosges, en formant un système d’aspérités qui excède leurs plans p r °longés. Delà il résulte que, si l’on joint de proche en proche, parlapeo see ’les sommités des montagnes sur lesquelles le grès des Vosges existe en l a01 'beaux détachés, on enferme dans un espace à peu près triangulaire les pr j11cipales aspérités qui font partie des Vosges ; et l’on s’aperçoit aisément q uetout cet espace devait être en saillie au-dessus des eaux quand le grès d eVosges s’est déposé, et y former une île montueuse.
Plus au N., le Champ-du-Feu constituait une île moins étendue, sep afede la première par la grande dépression du val de Villé, dans laquelle ssont accumules le terrain houiller, le grès rouge et le grès des Vosg eS ’qui, dans ce canton , traversent toute la chaîne de l’E. à l’O.
Les montagnes que nous avons signalées comme altérant la régul arJde la double pente que présentent les Vosges de part et d’autre de l eürligne de faîte se trouvent désignées, par cela seul, comme ayant figu re aUnombre des aspérités de l’ancienne île montueuse du midi des Vosg eS