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Tome premier.
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CHAPITRE VI.

Les porphyresde l'Esterels’étendentjusqu’à la valléede l’Endelos.

tien-

elles

Les porphyresrougesquartzifèresde l’Esterelont fixé depuislongtempsl’attentionde

divers auteurs.

de Gue 1 'en

ces

Compositionde cesporphyres.

Les masses de porphyre rouge quartzifère qui constituent les cretestelées de l’Esterel s’interrompent, vers l’O., à la vallée du Reyran; maisreparaissent plus loin avec les mêmes caractères, et s’étendent, ainsi qunous l’avons dit, jusqu’à la vallée de l’Endelos, en formant le roc deGardiole, la montagne de la Maure et celle de Rouit. Dans les boisMalvoisin, que traverse la route de Fayence à Fréjus , on trouve divers evariétés de ces porphyres, et, plus au S., en suivant le chemin deFrej uS ’on les voit encore paraître au milieu des grès qui forment toute la p entdes montagnes vers la rivière d’Argens.

Les porphyres de l’Esterel avaient fixé anciennement l’attentiontard et celle du minéralogiste suédois Angerstein 1 , qui, en 1751,l’objet d’une communication à l’Académie des sciences de Paris : maisdescriptions sont peu en rapport avec l’état actuel de la géologie.dans son Histoire naturelle des minéraux, à l’article des porphyres, desig 11fort bien ceux de l’Esterel comme composés de feldspath et de quartz; 11,31il n’ajoute rien d’important à cette remarque 2 . La description que Saussaten donne n’aurait besoin d’être modifiée que dans quelques expressio ,,sCelle de Darluc devrait l’être davantage 4 .

Nous avons été assez heureux, M. Fénéon et moi, pour être guides,1826, dans l’exploration des porphyres de l’Esterel, par M. LéopoldBuch . Cet illustre géologue les reconnut immédiatement pour les anal°ê uedes porphyres rouges quartzifères du Tyrol, qu’il avait décrits quelq ue iannées auparavant 5 . Dans notre voyage de i 832 , M. Dufrénoy a exan ,,n *javec détail les porphyres du cap Roux. M. Charles Texier et M. CoqU a °ont publié, au sujet des porphyres des environs du port d’Agay, phisi el,rremarques que nous leur emprunterons plus loin.

Le porphyre de l’Esterel, du cap Roux et de la montagne de Rouit,essentiellement formé de feldspath compacte d’un rouge amarante pl uSmoins fonce, dans lequel sont disséminés des grains de quartz incolor e ’cassure vitreuse très-brillante, ayant la forme d’une double pyramide à s

1 Angerstein, Remarques sur les montagnesde Provence , clans les Mémoires des savants étran-gers, tom. 11 , publié en 1755, pag. 557.

• 2 Buffon , Histoire naturelle des minéraux,tom. III, pag. 372.

3 Saussure, Voyages, S 1 436.

4 Darluc, Histoire naturelle de la Prd en

tom. ID, pag. 3 a 7 . 0i

Annales de chimie et de physique, LP- 29t. 1823.