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Tome premier.
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CHAPITRE VII.

Grande coucheou

grande masse.

Les généralités que nous avons exposées jusqu’à présent suffisent pourmontrer l’ensemble du terrain houiller de Saint-Étienne ; mais l’impor-tance de ce bassin, sous le rapport de sa production et du nombre desmines exploitées, nous engage à entrer dans quelques détails plus cir-constanciés, qui feront connaître la position exacte des couches de houille-

Nous devons la plupart des renseignements qui suivent à M. Grüner,dont nous avons déjà cité le nom, à plusieurs reprises, dans cet ouvrage.Les concessions du Treuil et de la Roche, situées au centre du bassin, sontcelles qui présentent le plus grand nombre de couches : on en exploiteneuf. Les travaux nombreux exécutés dans ces mines ont déterminé, d’unemaniéré certaine, la position de ces différentes couches; et, sous ce rap-port, ce sont les plus intéressantes à étudier. Quatre puits, embrassant en-semble une distance horizontale de 880 mètres environ, ont recoupé l aplupart d’entre elles. Le puits de la Pompe, le plus profond d’entre eux, etqui descend jusqu’à 200 mètres, a traversé les sept dernières couches : lesdeux premières affleurent au-dessus de l’orifice du puits, de sorte que lesneuf couches sont parfaitement connues dans toute leur hauteur. Ce puitss’est arrêté un peu au-dessous de la neuvième couche.

Les couches reconnues dans les mines du Treuil et de la Roche sonttoutes assez régulières et plongent très-faiblement au N. Elles éprouventde légers dérangements entre le puits de la Pompe et celui du milieu;mais il n’y existe pas de failles proprement dites, tandis que la concessionde la Roche est séparée de celle de Méons par une faille ( coupe E. O-,% 3,pag. 527,) qui rejette fortement tout le terrain.

La principale couche exploitée dans les mines du Treuil, et, en géné-ral, la plus importante du bassin de Saint-Étienne , est celle que l’° ndésigné par les noms de grande niasse, grande couche, troisième couche,marquée C sur la carte de M. Beaunier : c’est la première traversée p arle puits de la Pompe. Cette couche, très-anciennement exploitée p argalerie? sous la montagne du Cimetière , a 3 m ,2o à 3 m ,5o de puissancemoyenne. Le charbon quelle produit, de bonne qualité et assez dur, estemployé spécialement au chauffage et non pour la forge. Le toit immé-diat de la couche est un schiste argileux noirâtre et charbonneux, con-tenant des empreintes végétales. Ce schiste, désigné, par les mineurs dupays, sous le nom de gore, est recouvert par une masse de grès à grains