548
CHAPITRE VII.
N. 0. de ce grand crain. Les principales exploitations étaient alors dans lescontrées de Mouillon, de Gravenand et des Grandes-Flaches.
L approche d une faille ou d’un crain est annoncée par le peu d’ordre etde suite dans la stratification du terrain. Les bancs sont brisés et contour-nés, et les couches de houille sont peu épaisses et mal suivies.
Les houilles de Saint-Etienne et de Rive-de-Gier sont, généralement,de bonne qualité. Il existe neanmoins une grande différence suivant lescouches : la houille peu bitumineuse et mêlée de schiste est désignée sousle nom de bâtarde ; celle qui est homogène, bitumineuse, dure, et dont lacassure est brillante et les fragments assez gros, est appelée rajfaud; enfin,lorsque le charbon est très-bitumineux, homogène, qu’il est d’un beau noir,
légèrement friable, et que sa cassure est brillante, on lui donne le nom dehouille maréchale.
Qualitésdifférentesde la houille.
Pour les usages de l’industrie, on distingue :
i° Les houilles maréchales, excellentes pour la forge, produisant, par lacombustion, un coke très-boursouflé ;
2° Les houilles dures à la forge, qui ont une certaine tendance à êtreanthraciteuses ;
3° Les houilles à longue flamme, moins propres à la forge, mais très-re-cherchées pour la grille et le chauffage domestique. Ces houilles ressemblentbeaucoup, par leurs propriétés, au flénu de Mons .
La partie supérieure de la grande masse, dite houille maréchale, fournitle meilleur charbon: il est très-collant, se divise en fragments grossièrement
rectangulaires d’un beau noir, possède un éclat gras, et fournit un coke très-
boursouflé. Elle est composée, d’après M. Régnault 1 , de la manière suivante •
Cendres . i,8 o
Charbon . 67,20
Matières volatiles. 3i,oo
100,00
La partie inférieure, dite ralfmul '
une houille maréchale, mais bfaucoun ni & ? êm ° COuche > f ° urnit encore
moins homogène. On y rencontre çà et là T ^ ^ à
6 y montre çà et là des veinules plus brillantes. Elle
1 Recherches sur les combustibles fossiles. (Annales des mines , 3' série, tom. XII, pag. 197)