550 CHAPITRE VII.
de Saint-Etienne et de Rive-de-Gier . En effet, ce terrain se prolonge presquesans discontinuité jusqu’à Montrond, position tellement rapprochée deTernay, qu’il est impossible de supposer que la houille exploitée dans cettedernière localité ne fasse pas partie du bassin de Saint-Etienne . L’arête degneiss qui les sépare est due à l’irrégularité du vase ancien dans lequel lahouille s’est déposée, et les relèvements qui existent dans l’intérieur desmines de Rive-de-Gier annoncent la présence de semblables arêtes qui nese sont pas élevées jusqu’au jour. La différence que l’on remarque entrel’abondance et la nature de la houille de Saint-Etienne et de Ternay a pufaire penser que les exploitations appartenaient à deux bassins distincts ;mais ces différences sont une conséquence de ce que l’on observe dans I ebassin même de Rive-de-Gier , dans lequel les masses houillères perdenten puissance et se modifient dans leur composition en s’avançant vers le N-
Le terrain carbonifère de Ternay et de Communay dessine, en quelqu esorte, le fond d’un ancien golfe, présentant sur la plaine de Chassagne unport circulaire, lequel communique au grand bassin situé en Communay, al’aide d’un goulet en travers de la Combe-de-Chalan h La partie du terrainhouiller située sur le communal de Chassagne s’élève au-dessus des autr eSparties de la même formation. Le grès y montre des affleurements sur toutesa circonférence ; aussi elle est connue depuis longtemps, et on y a fait, adifférentes époques, des travaux, dont les plus anciens remontent à 17
L’épaisseur de la formation houillère paraît y être assez considérable • u °puits approfondi jusqu’à 200 mètres a rencontré une couche de houifi ede o m ,45 à o m ,Ôo de puissance, qui a été exploitée pendant quelque temps-
La seconde partie, qui met en communication les exploitations de Chassagne et celles de Communay, a la forme d’un boyau allongé de l’E. à 1^’On y a reconnu l’existence de deux couches de bouille, ayant chacu° eenviron o m ,i 5 de puissance. Le charbon qu’elles produisent, sec et anthraciteux, est, en outre, assez impur.
La troisième partie du terrain houiller, qui porte spécialement I e 110111de Communay, s’évase très-fortement. Les couches y affectent des orie»'
1 Ces détails sur le terrain houiller de l’Isère tion géologique du bassin houiller des environs de
sont extraits d’un Mémoire de M. Fournet, Ternay et de Communay, etc. [Annales des sciences
professeur de minéralogie et de géologie à la physiques et naturelles de Lyon .)faculté des sciences de Lyon , intitulé : Descrip-