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Tome premier.
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CHAPITRE VII.

un bassin houiller allongé du S. 0. au N. E. dans le sens de la vallée; ilrecouvre le fond, sur une longueur d’environ 10,000 mètres et une lar-geur de 2 , 000 . Le terrain houiller repose immédiatement sur les couchesde gneiss et de schiste micacé, dont la direction constante est N. 2 4 a3o° E. Cette direction étant la même sur les deux parois de la vallée, il enrésulte que le terrain houiller a été déposé dans une dépression du terrainancien, et non dans un pli, comme cela a lieu pour la plupart des petitslambeaux houillers qui sont disposés suivant une ligne N. i5° E. Il est, enoutre, probable que la formation de ce terrain est postérieure à celle desporphyres si abondants dans la chaîne de Tarare . Du moins, on voit, sur larive gauche de la Brevenne, aux environs de Sainte-Foy, des liions de por-phyres granitoïdes qui coupent les strates du gneiss et ne se prolongent p aSdans le terrain houiller.

La direction des couches de ce terrain est comprise entre E. 5° S. à 0-5° N., et E. 2 0 ° S. à 0. 20 ° N. Elles sont beaucoup moins inclinées que l eSstrates du gneiss : ceux-ci plongent sous un angle de 70 degrés vers le N-.tandis que les couches du terrain houiller ont, au plus, une inclinaison de3o degrés. L’ensemhle des couches n’offre pas de plissement; elles ne pré-sentent qu’une seule inclinaison assez forte vers l’E. Le terrain houiller deSainte-Foy a cependant éprouvé des accidents assez considérables, qui sesont manifestés par des failles. Une d’elles paraît avoir rejeté la couche euexploitation de 32 à 33 mètres. La continuité de la couche de houille est.du reste, indiquée par une veine de charbon qui sert de guide dans l arecherche du rejet.

Le grès houiller de Sainte-Foy a une teinte verdâtre. Il est très-feld-spathique , contient une grande quantité de fragments de gneiss; et on voitque cette roche a été formée aux dépens du terrain dans lequel elle est

encaissée.

On connaît trois couches de houille dans ce petit bassin : la plus puissante,qui possédé à peu près i m , 8 o d’épaisseur, est la seule exploitée; les deti*autres sont trop mélangées de schiste pour être d’un emploi avantageux-La houille de Sainte-Foy est à longue flamme, mais sèche et peu collante;elle est employée principalement à l’usine à cuivre de Chessy et au chauf-fage des chaudières.

On a trouvé encore, dans la vallée de la Brevenne, un peu au-dessous