554 CHAPITRE VII.
dingue, différent de celui du terrain de Saint-Etienne , est composé presqueexclusivement de galets de quartz provenant de la destruction du terrainde transition. Cette circonstance a fait regarder par quelques personnesle terrain de Sainte-Paule comme plus moderne que le terrain de Saint-Etienne ; mais le grès bigarré repose dessus en couches horizontales, ce quien établit l’âge d’une manière certaine. La position verticale des couchesdu terrain houiller de Sainte-Paule en facilite l’étude; elle nous a con-vaincus que cette localité n’était pas appelée à donner lieu à une exploi-tation utile. En effet, l’épaisseur de ce terrain est, au plus, de i5o mètres,et les schistes charbonneux y sont même fort rares.
TERRAIN HOUILLER DE L’ARDECIIE.
Le bassin houiller situé près de Prades, dans le département de l’Ar-dèche , forme une espèce de parallélogramme allongé du N. E. au S. 0->dont l’axe serait le ruisseau de Salendre. Il est circonscrit de toutes partspar le granité. Le grès du lias s’en approche à l’E. à quelques centainesde mètres, mais le terrain primitif émerge entre deux. A son extrémité N.»il est presque divisé en deux bassins distincts par une arête saillante dnterrain ancien, ainsi que la figure ci-après le montre.
Fig. 9.
y. Terrain ancien. H. Terrain houiller.
Les couches du terrain houiller, quoique verticales, sont fort régu-lières ; leur direction est dans le sens de l’allongement du bassin : elle cor-respon assez exactement à la ligne de séparation des terrains anciens etdes terrains secondaires, et le plongeaient du grès houiller est vers 1 %.comme celui des couches du calcaire du Jura .
Le terrain houiller se compose d’une suite de couches de grès dur àgrains moyens, et de schiste argilo-bitumineux presque sans consistance-Les couches de grès, en gén'ral d’une faible puissance, atteignent rare-ment i mètre : elles sont fort peu contournées dans leur ensemble.