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Tome premier.
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DU TERRAIN HOUILLER.

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certaine. Quelques déchirements naturels du sol ont mis le terrain houillera ou, au milieu même du pays calcaire. On le retrouve particulièrement surla rive droite du Gardon : il y constitue les collines de Montant et de Cen-tras, qui font suite l’une à l’autre, et qui renferment des mines précieusespar leur proximité de la ville d’Alais , dont elles sont, au plus, distantes de2 kilomètres. Les mines de Mas-Dieu, de Pradel, de Saint-Jean-du-Pin,

s °ot également ouvertes, en quelque sorte, au milieu du sol calcaire.

Le hassin de Saint-Jean-de-Valériscle, remarquable par l’extrême régu-larité et le peu d’inclinaison de ses couches, est un autre témoin du terrainfouiller ; il forme une île entièrement isolée au milieu du calcaire du Jura ,d a été découvert par le creusement de la vallée d’Auzonnet, qui courtPresque E. O. depuis Saint-Jean-de-Valériscle jusqu’à Saint-Florent. Ce bas-s *n offre un grand intérêt, puisqu’il fait connaître le point le plus avancé duter rain houiller suivant la pente générale. La régularité des couches, leurdirection et le peu de dérangement qu’elles ont subi, donnent à penser queCe serait dans le sens de la vallée d’Auzonnet qu’il serait utile de rechercherle prolongement du terrain houiller d’Alais .

A l'exception du hassin de Saint-Jean-de-Valériscle, les îlots de terrainfouiller qui surgissent au milieu des calcaires sont de peu d’importance paroux-mêmes; mais leur étude est néanmoins d’un grand intérêt, puisqu’ilsMontrent que le terrain houiller peut se prolonger assez loin à l’E.

Le terrain houiller d’Alais présente une assez grande analogie avec celuide Saint-Étienne , placé sur la même pente des montagnes anciennes duCe ntre de la France . Il se compose, en grande partie, de grès, lequel occupeplus des deux tiers de l’épaisseur totale de cette formation. On le trouve surP re sque tous les points de la ligne de contact du terrain houiller et duschiste micacé, où il forme des couches nombreuses et puissantes. Près d’A-ais i il constitue même des montagnes assez élevées, et on voit cette roche^caisser le lit du Gardon sur une grande étendue. Quelquefois, au contact^Uenie du schiste micacé, le grès est à l’état de poudingue : il enferme alorses galets de quartz blanc laiteux et de roches feldspathiques, réunis par unIïle nt siliceux. Les galets qui entrent dans la composition de ce poudinguej souvent anguleux et légèrement roulés; la pâte, peu abondante, est argi-, Use contient quelques paillettes de mica. L’épaisseur de ce poudingueest Pas considérable, mais le grès qui lui succède, et que 1 on pourrait desi-

1 Hochesdu

terrain houille