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Tome premier.
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CHAPITRE VII.

Seconde assisede charbon.

au toit et au mur, dont l’épaisseur ne dépasse jamais 2 ou 3 mètres. Dansplusieurs parties de la mine, notamment au puits de Louche, on exploitela couche du mur, généralement plus régulière que celle du toit. Elle estséparée de la couche principale par des bancs de schiste bitumineux et degrès schisteux noirâtre, dont l’épaisseur est moyennement de 2 ou 3 mètres.

La grande couche, presque verticale dans sa partie supérieure, plonge,au N., sous un angle de 85°, jusqu’à la profondeur de 80 mètres. Ellecommence alors à s’incliner vers le midi, et son inclinaison s’éloigne d’au-tant plus de la verticale qu’on s’enfonce davantage dans les travaux. Nousavons déjà indiqué que la disposition de cette couche était en relation avecle relief de la surface granitique à laquelle le terrain houiller est adossé.Elle a été reconnue sur une profondeur d’environ 200 mètres, mais uni'quement sur les 3/4 de sa longueur, jusqu’aux limites E. du terrain. Al’O., elle a été explorée sur 120 à i3o mètres de profondeur seulement.A l’E., la couche se termine par un étranglement. Les travaux de rechercheont dépassé de plus de 80 mètres le puits Manby, situé à l’extrémité E. del’exploitation. A cette distance, la couche n’avait plus que 3 mètres de puis-sance, et s’amincissait graduellement. Au point où l’on s’est décidé à aban-donner ces recherches, on était obligé d’entailler le rocher pour percer 1»galerie.

Le toit de la couche est de schiste bleuâtre, qui devient bitumineux ancontact de la houille. Le mur est formé par un grès noirâtre, facile à désa-gréger, contenant beaucoup de grains de quartz et de parties feldspa-thiques. Il est ordinairement séparé du charbon par quelques feuillets deschiste bitumineux, dont l’épaisseur ne dépasse pas 2 mètres.

Outre la couche principale, on extrait encore de la houille de plusieursautres travaux, dont les plus importants sont ceux du puits du Moineau et du puits des Alouettes, situés l’un et l’autre au midi des exploitationsétablies sur la grande couche. La couche sur laquelle se trouvent ces deuxpuits présente une allure très-irrégulière ; elle est fréquemment interrom-pue par des étranglements. Son épaisseur moyenne est de 4 ou 5 mètres-

Près de l’église du Creusot , on exploite, à ciel ouvert, ainsi que p arles puits Saint-François et l’Hérétique , plusieurs couches de houille quiforment une seconde assise de charbon. Ces couches sont irrégulièreset peu épaisses. L’une d’elles, cependant, a i m ,5o de puissance; mais elle