Végétaux
silicifiés.
Psarolithes.
Medullosa
sternbergia.
680 CHAPITRE VIL
A Chamboy, sur le chemin de Tavernay, on observe dans le grès houiller,de part et d’autre de la tranchée, les extrémités d’une grande tige de conifèresiliciliée, qui avait environ 8 mètres de longueur avant qu’on l’eût briséepour faire le chemin. L’écorce en est changée en houille. Le diamètre dela tige a environ 11 pouces, et son intérieur est à moitié charhonné oudécomposé b Lors du passage de MM. Rohert Brown et Adolphe Brongniart à Autun , en septembre i838, on a remarqué, dans les champs de la Jus-tice, des fragments de conifères engagés dans des blocs de grès houiller.
Il est probable que les psarolithes et les helmintholithes répandus engrand nombre sur la surface du bassin houiller d’Autun proviennent éga-lement du terrain houiller; car, à côté de ces derniers végétaux, à la su-perficie du terrain, et absolument dans les mêmes conditions, se trouventdes conifères, qu’il est naturel de rapporter au même terrain que les tigesde Chamboy, des champs de la Justice, etc.
L’état de fracture dans lequel on rencontre ordinairement les végétauxsilicifiés des environs d’Autun pourrait peut-être porter à croire qu’ilsproviennent des débris transportés d’autres terrains; mais leur brisements’explique très-bien par l’examen de la tige de Chamboy, qui, étant à moitiédécomposée, tombe presque en lambeaux lorsqu’on veut l’arracher dubanc de grès dans lequel elle est engagée. Il est donc présumable que cesfragments de végétaux silicifiés ont été détachés de leur tronc principal pardes causes accidentelles, telles que le soc de la charrue, etc.
Les tiges silicifiées découvertes dans le bassin d’Autun , et particulière-ment aux environs de Muse, se rapportent probablement à quatre famillesdifférentes, savoir : les lycopodiacées, les phonérogames monocotylédones,les sigillaires et les conifères.
Les débris de lycopodiacées ne sont pas rares dans le bassin d’Autun .Il parait que c’est de cette famille que se rapprochent le plus les psarolithes,végétaux si curieux par leur singulière organisation et par le petit nombrede localités où on les a observés jusqu’ici.
A côté des psarolithes, on rencontre çà et là quelques tiges, analoguesà celles désignées par M. B. Cotta sous le nom de medallosa 2 , et qui ontquelques rapports avec les monocotylédones par la disposition de leurs
1 Bulletin de la Société géologique, tom. Vf1, 1 B. Cotta , Die Dendrolithen in Beziehtwg
pag. 32 3 et 32g. »uf ihren inneren Ban, pag. 5g.