DU TERRAIN HOUILLER. 681
faisceaux vasculaires. On conserve, au grand séminaire d’Autun , un frag-ment de lige, que M. Adolphe Brongniart a rattaché, avec quelque doute,au genre sternbergia. L’échantillon a été trouvé à Muse.
Jusqu’ici on n’a découvert qu’un seul fragment de sigiliaire siliciliee. Cefragment, présentant intérieurement tous les caractères des petits rameauxdes tiges dicothomes de sigillaires, a été rencontré aux champs de la Jus-tice. Il a été d’un grand intérêt pour M. Adolphe Brongniart , en lui offrantle premier échantillon connu d’une sigiliaire à structure intérieure conser-vée. Il appartient à l’espèce désignée sous le nom de sigillaria elegans. Lessigillaires, considérées jusqu’à présent comme des fougères, se rapportentprobablement à une autre famille, d’après la structure intérieure de cettetige. M. Adolphe Brongniart les regarde comme voisines des cycadées hLes conifères sont extrêmement communs dans le bassin dAutun : cesont ces végétaux qu’on appelle vulgairement hêtre pétrifié, chêne pétrifié,ba première apparence est trompeuse, et, à ne consulter que l’aspect exté-rieur, on attribuerait assez naturellement ces fossiles aux familles végétalesqui croissent encore dans nos forêts. Mais leur organisation intérieure, vuemicroscope, présente les caractères de la famille des conifères. On entrouve généralement trois especes, tres-differentes a la simple inspection .iapremière est commune partout dans le bassin, mais surtout entre Muse etffracy-Samt-Loup ; la seconde et la troisième, beaucoup plus rares, ne sesont guère rencontrées qu’aux champs de la Justice, a cote des psarohthes.Aux environs de Saint-Symphorien, dans une argile reposant immédiate-ment sur le grès houiller, on a découvert dernièrement des racines de coni-fères couchées horizontalement dans la masse argileuse, et dans une positiontou t à fait analogue à celle des racines vivantes. Elles sont facilement re-c °nnaissables à l’absence du centre médullaire.
Al- Rozet remarque avec raison 2 que le bassin dAutun est la seule loca-lité en Europe où l’on connaisse une si grande quantité de conifères dansI e terrain houiller. Cette importante découverte, ajoute M. Rozet, est dueau zele des professeurs actuels du petit séminaire d’Autun .
Adolphe Brongniart , Observations sur la 2 Rozet, dans la Statistique de ' *
structure intérieure du sigillaria elegans. ( Ar- Loire, publiée par M. Ragul, lom ’ f ?c hives du muséum d’hist. nat., tom. 1 er , pag. 4o5,
>84o.)
Sigillaria
elegans.
Conifères.
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