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Tome premier.
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CHAPITRE VII.

TERRAIN IIOCILLER DE SINCEY ( DEPARTEMENTS DE LA COTE-D'OR ET DE L’YOSXE ).

Bande houillèredes environsde Sincey.

Compositionet structuredu terrain.

La bande carbonifère de la Côte-d’Or et de l’Yonne est connue sur unelongueur de 24,000 mètres, de Ruffey (Côte-d’Or , entre Courcelles-les-Semur et Bierre) à Villiers-les-Nonains (Yonne ). Dans cet intervalle, lesaflleurements carbonifères se montrent dans tous les vallons qui traversentle terrain d’arkose, et entament les terrains plus anciens sur lesquels cedernier repose. Les affleurements bouillers occupent rarement une largeurde plus de 100 ou 200 mètres, et sont ordinairement bordés, particu-lièrement vers le N., par des protubérances d’eurite ou de granité à petitsgrains. La série de ces affleurements forme une bande presque rectiligneet dirigée à peu près E. O. ou plutôt E. 2 0 N., O. 2°S.

Aux recherches de Sincey, les couches carbonifères près du jour plongentau N.; mais, à la profondeur de i5o mètres, elles inclinent, vers le S.,d’environ 6o°. Elles sont très-tourmentées. Indépendamment du grès, del’argile schisteuse et des couches de combustible, on remarque dans ce ter-rain carbonifère un poudingue à ciment de grès bouiller et à galets arrondisde granité et de porphyre quartzifère à gros grains. La grosseur des galetsest variable. A Sincey, ils dépassent rarement celle d’un œuf. Sur les bordsdu Cousin, près du pont de Cressy-d’en-Bas, ils sont quelquefois groscomme la moitié de la tête. Le poudingue dont ils font partie rappelle com-plètement ceux qu’on trouve dans divers terrains bouillers de l’intérieur dela France, notamment à Autun . La présence des galets de porphyre dans cepoudingue prouve, ici comme à Autun , que le porphyre quartzifère à grosgrains est antérieur au terrain bouiller.

Possibilité L’affleurement de terrain houiller qu’on voit à Ruffey, à une lieue etsa prolongation demie de Semur , offre des argiles schisteuses noires en feuillets minces, survers 1 B. lesquels on observe des empreintes très-distinctes de feuilles de fougères.

Cet affleurement est le dernier, vers l’E., que présente la bande houillèredont nous nous occupons. Plus loin, les vallées n’ont coupé nulle part leterrain jurassique jusqu’à sa base, de sorte qu’on ne peut savoir si la bandehouillère se prolonge encore souterrainement. La ressemblance qui existeentre les terrains bouillers d Autun et de Sincey et ceux que nous allonsétudier dans les Vosges porterait assez naturellement à croire qu’entre leMorvan et les Vosges la surface des terrains granitiques pourrait présenter,